Charles Leclerc part en première ligne au Grand Prix d’Azerbaïdjan ; Lewis Hamilton n’a signé que le sixième temps. Le Britannique estime qu’un changement de plan en Q3 l’a laissé sans aspiration dans son dernier tour. Ses propos rouvrent une question sensible chez Ferrari : les deux pilotes ont-ils bénéficié des mêmes conditions ?
Leclerc a décroché la deuxième place sur la grille vendredi, derrière George Russell, tandis qu’Hamilton s’est classé sixième. Interrogé après la séance, le septuple champion du monde a expliqué que le plan de Ferrari avait changé pendant la dernière partie des qualifications. Selon lui, il s’est retrouvé trop loin des voitures devant lui pour profiter de leur aspiration dans la longue ligne droite de Bakou. La situation l’a frustré, alors que son coéquipier a réussi à se placer en première ligne.
Une frustration réelle, mais pas un verdict sur Ferrari
À Bakou, quelques secondes d’écart entre deux voitures peuvent modifier l’aspiration disponible sur un tour rapide. Hamilton dit avoir roulé sans cet avantage lors de sa dernière tentative. Cela explique sa réaction ; cela ne démontre pas que l’écurie a volontairement favorisé Leclerc. Le Monégasque a d’ailleurs reconnu avoir lui-même manqué d’une véritable aspiration. Les deux pilotes décrivent donc une séance compliquée, avec des conséquences différentes sur leurs temps.
Le classement donne toutefois du poids aux questions. Leclerc n’a devancé Oscar Piastri que d’un millième pour prendre la deuxième place, mais il accuse 0,837 seconde de retard sur Russell. Hamilton, lui, est resté près d’une demi-seconde derrière son coéquipier. La tactique de sortie des stands mérite d’être discutée, sans effacer les autres paramètres : la vitesse de la voiture, les pneus et la qualité de chaque tour.
La course peut-elle apaiser le débat ?
Le Grand Prix se dispute ce samedi, exceptionnellement, avec Russell en pole et Leclerc à ses côtés. Hamilton a déjà prévenu qu’il s’attendait à des dépassements difficiles face aux voitures qui le précèdent. Une remontée peut changer le regard porté sur ses qualifications ; une course frustrante donnerait encore plus d’écho à ses mots de vendredi.
Ferrari se retrouve dans une situation classique mais délicate : deux pilotes capables de viser le haut de la grille, une seule voiture placée en première ligne et une décision tactique discutée publiquement par l’autre. Avant d’y voir une guerre interne, il faudra entendre l’explication complète de l’équipe. Hamilton, lui, a déjà dit ce qui l’a dérangé. Le résultat de la course dira si cette séance reste un incident isolé ou devient un nouveau point de tension.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.
