Kimi Antonelli peut devenir champion du monde dès le prochain Grand Prix, à Austin. Mais une victoire ne lui garantirait pas automatiquement le titre. L’Italien doit surveiller deux résultats : celui de George Russell et celui de Lewis Hamilton.
Max Verstappen a gagné à Singapour, mais Kimi Antonelli a encore amélioré sa position dans la course au championnat. Troisième derrière le Néerlandais et Charles Leclerc, le pilote Mercedes dispose désormais de 102 points d’avance sur George Russell. Lewis Hamilton suit à 111 unités.
Ces écarts ouvrent une première possibilité de sacre le 25 octobre, au Grand Prix des États-Unis. Ils ne permettent pas encore d’annoncer que le championnat sera terminé ce jour-là. Six courses restent à disputer, pour un maximum de 150 points.
Une victoire obligatoire pour conclure à Austin
Après Austin, cinq Grands Prix resteront au calendrier, soit 125 points disponibles. Antonelli doit donc quitter le Texas avec une avance suffisante sur tous ses poursuivants. Une victoire porterait son total à 365 points et lui permettrait aussi de disposer d’un avantage décisif au nombre de succès en cas d’égalité finale.
Pour Russell, le seuil est clair : une neuvième place ou un résultat inférieur laisserait cette possibilité ouverte. En terminant huitième ou mieux, le Britannique repousserait le verdict, même si son coéquipier remportait la course.
Hamilton compte lui aussi dans l’équation. Si Antonelli gagne, le pilote Ferrari doit finir quatrième ou mieux pour conserver une chance mathématique. Cinquième ou au-delà, il ne pourrait plus empêcher le sacre si Russell ne marque pas suffisamment.
Le scénario complet exige donc une victoire d’Antonelli, Russell neuvième ou plus loin et Hamilton cinquième ou plus loin. Les autres poursuivants seraient alors également hors de portée.
Mercedes doit surtout éviter de forcer le scénario
Cette première occasion ne doit pas nécessairement dicter toute la stratégie d’Antonelli. Avec une telle avance, prendre un risque supplémentaire pour conclure immédiatement pourrait coûter plus cher qu’un nouveau résultat solide. Le podium de Singapour a justement montré qu’il pouvait progresser vers le titre sans gagner.
Russell se trouve dans la situation inverse : il doit reprendre beaucoup de points, tout en sachant qu’un simple résultat dans les huit premiers peut déjà empêcher la célébration à Austin. Hamilton possède un objectif similaire, mais avec un seuil différent.
La prochaine course comportera ainsi deux lectures simultanées. En tête, plusieurs pilotes pourront viser la victoire. Derrière, une place gagnée ou perdue par Russell ou Hamilton pourra décider du championnat. Antonelli a désormais une balle de match ; il n’a pas encore le trophée.
Passionné de football, Mathieu s’intéresse particulièrement aux performances, aux statistiques et aux évolutions tactiques. Il décrypte l’actualité des clubs et des joueurs avec une attention particulière portée au jeu et aux tendances du football moderne.

