Fernando Alonso ou Charles Leclerc dans la deuxième Red Bull : Christian Horner affirme avoir exploré ces pistes avant de les voir bloquées. Les extraits de son livre Drive, attendu le 22 octobre 2026, remettent en lumière le pouvoir qui entourait le choix du coéquipier de Max Verstappen. Avec une précision essentielle : l’ancien patron dit lui-même ne pas attribuer le refus au pilote néerlandais.
Le récit concerne la recherche d’une solution à la baisse de rendement de Sergio Pérez. Horner évoque des échanges autour d’Alonso et de Leclerc, puis l’intervention de Helmut Marko pour lui signifier que ces arrivées ne se feraient pas. C’est la version rétrospective d’un dirigeant écarté de Red Bull en juillet 2025. Elle renseigne sur les arbitrages de l’époque, mais ne constitue pas un accord de transfert signé ni une preuve que tous les intéressés auraient accepté les mêmes conditions.
Le plus rapide n’est pas toujours le plus facile à recruter
Associer deux grands noms paraît évident sur une affiche. Dans une écurie, le calcul comporte davantage de variables : salaires, durée d’engagement, partage des informations, attentes de chacun et capacité à travailler dans la même direction. Un pilote très expérimenté peut rapporter des points précieux tout en demandant un statut difficile à concilier avec l’organisation existante.
Les extraits du livre montrent surtout que Horner ne décidait pas seul. Marko disposait d’un poids propre, tout comme les personnes entourant les pilotes et les responsables du groupe. Il serait abusif d’en déduire que Verstappen avait ordonné un veto contre Alonso. Horner distingue explicitement le champion de l’origine du refus qu’il raconte. Un titre accusant Max d’avoir personnellement fermé la porte irait donc plus loin que le témoignage.
Le deuxième baquet révèle le véritable organigramme
Le choix final avait conduit à la promotion de Liam Lawson, remplacé après deux Grands Prix en 2025 par Yuki Tsunoda. Horner affirme avoir eu des réserves sur le manque d’expérience du Néo-Zélandais. Cette relecture peut être sincère ; elle sert aussi son bilan, puisqu’elle présente certaines décisions contestées comme des arbitrages qu’il n’aurait pas pleinement souhaités.
C’est l’intérêt et la limite de ce type de mémoires. Un ancien patron ouvre des portes habituellement fermées, tout en choisissant ce qu’il raconte de sa propre responsabilité. Les tentatives concernant Alonso et Leclerc méritent d’être examinées sans être transformées en vérité complète sur la gouvernance de Red Bull.
Le dossier dépasse les noms des pilotes qui occupent désormais les voitures. Il rappelle que le deuxième baquet d’une grande écurie n’est pas seulement attribué à partir d’un classement de vitesse. Il révèle les équilibres entre pouvoir sportif, influence et protection du collectif. À Red Bull, le livre de Horner promet ainsi un débat plus durable qu’une comparaison de chronos : qui avait réellement le dernier mot lorsque les dirigeants prétendaient vouloir le meilleur duo possible ?
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.


