Fernando Alonso continuera avec Aston Martin en 2027, aux côtés de Lance Stroll. Jeudi, l’Espagnol a expliqué ce qui accompagne cette décision. Il attend du travail et de la discipline, particulièrement sur le moteur. Sa prolongation conserve un pilote majeur, mais augmente aussi l’exigence envers le projet.
Aston Martin a réglé la question de ses pilotes pour 2027 en confirmant Fernando Alonso et Lance Stroll le 29 septembre. Deux jours plus tard, le double champion du monde a précisé son état d’esprit. À 45 ans, il affirme conserver l’envie de courir, sans vouloir bâtir la suite sur des annonces de résultats futurs.
« Je ne veux pas faire de promesses et je ne veux pas en entendre non plus », a expliqué Alonso. La formule fixe une attente concrète : que les progrès de l’équipe puissent être constatés dans son travail et, ensuite, sur la piste.
La continuité des pilotes renvoie la pression vers la voiture
Conserver le même duo facilite la continuité des échanges avec les ingénieurs. Les pilotes connaissent les réactions de la voiture et peuvent comparer ses évolutions avec leur expérience récente. Ce bénéfice existe, mais il ne produit pas automatiquement de la performance.
Pour Aston Martin, l’enjeu devient donc de donner un contenu technique à cette stabilité. Une nouvelle saison avec Alonso ne peut pas, à elle seule, servir de preuve que le projet avance suffisamment vite. La progression devra se mesurer dans la compétitivité et la capacité à corriger les faiblesses identifiées.
L’Espagnol a particulièrement insisté sur le groupe propulseur, domaine dans lequel il place un espoir important pour l’année suivante. Cette attente concerne le travail mené avec Honda. Elle ne constitue ni une garantie de victoire ni une prédiction sur la hiérarchie de 2027.
Alonso veut encore courir, pas seulement accompagner
Son choix règle aussi une question personnelle. Alonso a expliqué qu’il ressentait toujours l’envie de piloter et de se mesurer aux autres. Il a également évoqué avec regret son interruption de la Formule 1 en 2019 et 2020.
Cela ne permet pas de fixer dès maintenant la date de sa retraite ou de lui attribuer un futur rôle précis dans l’organigramme. La décision annoncée concerne une saison de course supplémentaire. Le reste demeure ouvert.
L’accord offre ainsi de la visibilité aux deux parties tout en rendant leurs attentes plus faciles à identifier. Alonso apporte son expérience et sa volonté de continuer ; l’équipe doit lui fournir des raisons sportives de croire à la progression. En refusant les promesses, le pilote place le jugement sur un terrain moins confortable : celui des améliorations réellement obtenues.
Passionné par le sport et ses grandes histoires, Philippe couvre une actualité volontairement éclectique. Des grands événements aux performances individuelles, il s’intéresse autant aux résultats qu’aux acteurs et aux récits qui font vivre le sport.

