F1 : Hamilton sauvé à Sepang, Alonso réclame des comptes à la FIA

Fernando Alonso n’a pas digéré la remise en piste des voitures immobilisées pendant la procédure de départ à Sepang. Après le Grand Prix de Bahreïn disputé en Malaisie le 4 octobre, l’Espagnol a jugé ce traitement injuste. La FIA invoque un bug logiciel commun. Deux lectures qui placent l’équité sportive au centre du débat.

Alonso ne conteste pas le principe d’une interruption pour protéger les pilotes lorsque des voitures sont arrêtées en piste. Ce qui le dérange est la suite : les concurrents concernés ont pu reprendre leur position initiale après la correction du problème. Parmi eux, Lewis Hamilton, qui a finalement terminé troisième. L’Espagnol oppose à cette seconde chance les abandons techniques subis par sa propre équipe au cours de la saison.

Une panne, mais pas une panne ordinaire

La procédure avait déjà été retardée par la pluie. Pendant les tours de formation, plusieurs monoplaces ont ralenti ou se sont immobilisées. Hamilton, Esteban Ocon et Valtteri Bottas ont notamment été vus arrêtés, avant de repartir. Le départ a été interrompu et un correctif logiciel distribué aux équipes.

Nikolas Tombazis, responsable des monoplaces à la FIA, a expliqué que les conditions de très faible vitesse avaient révélé un défaut qui n’avait pas été détecté lors des essais du logiciel. Il a présenté des excuses pour le retard et indiqué que la mise à jour avait demandé environ vingt minutes.

Cette explication empêche de traiter l’incident comme une simple casse propre à chaque écurie. Le dysfonctionnement concernait un outil commun. Mais elle ne suffit pas, pour Alonso, à régler la question des conséquences sportives : les voitures qui s’étaient arrêtées ont retrouvé une chance de courir et de marquer des points.

Alonso attaque, puis laisse une porte ouverte

Interrogé sur le caractère injuste de la situation, il répond sans détour : « Cent pour cent ». Sa comparaison avec ses propres abandons est une manière de souligner le bénéfice reçu par ses concurrents. Elle ne constitue pas une démonstration que la FIA aurait enfreint le règlement.

L’Espagnol reconnaît d’ailleurs ne pas posséder toutes les informations et accepte l’idée qu’une explication claire puisse justifier la décision. Cette nuance compte : il demande des comptes, sans pouvoir établir lui-même une irrégularité.

Alonso a terminé huitième, réalisant le meilleur résultat d’Aston Martin cette saison. Même une bonne course ne lui a donc pas fait oublier ce qui s’était passé avant le départ. La FIA a expliqué pourquoi les voitures avaient cessé de fonctionner normalement. Sa contestation porte sur une autre question : pourquoi les conséquences de cet arrêt ont-elles été effacées ?