Le Grand Prix disputé à Sepang devait offrir le grand retour de la F1 sous la pluie. Il a surtout provoqué une scène complètement improbable : plusieurs monoplaces incapables d’effectuer normalement leur tour de formation, une procédure de départ suspendue et plus de 90 minutes d’attente. Derrière ce chaos se cache un problème beaucoup plus sérieux pour la Formule 1 : les nouvelles voitures 2026 n’avaient encore jamais réellement été testées en course sous une pluie aussi forte.
Max Verstappen a gagné.
Lewis Hamilton est remonté de la 18e à la troisième place.
Isack Hadjar a terminé cinquième.
Mais la véritable image du Grand Prix de Bahreïn organisé en Malaisie est peut-être arrivée avant même le départ.
Des Formule 1 incapables de fonctionner normalement pendant leur tour de formation.
La première vraie pluie de 2026
Depuis l’introduction du nouveau règlement technique, la Formule 1 n’avait encore jamais disputé une véritable course sous la pluie.
Sepang constituait donc un immense test grandeur nature.
Il s’est très mal passé.
Après une première attente provoquée par l’orage, les pilotes ont finalement quitté la grille pour effectuer leur tour de formation.
Et plusieurs voitures ont immédiatement rencontré des problèmes.
La procédure de départ a dû être interrompue.
Au total, le Grand Prix a commencé avec plus de 90 minutes de retard.
Les nouvelles F1 sont beaucoup plus électriques
Le problème vient en partie de la révolution technique introduite cette saison.
Les unités de puissance 2026 accordent une place considérablement plus importante à l’énergie électrique.
Dans certaines conditions, les systèmes doivent gérer la récupération et la restitution de cette énergie de manière extrêmement précise.
Sur une piste détrempée, avec des voitures roulant lentement derrière la voiture de sécurité ou pendant un tour de formation, les paramètres changent complètement.
Les équipes se sont retrouvées confrontées à des situations qu’elles avaient très peu rencontrées jusque-là en conditions réelles.
Motorsport évoque notamment des dysfonctionnements logiciels apparus sur piste mouillée.
Une course transformée en laboratoire
Une fois le départ donné, la situation s’est améliorée.
Mais la pluie a continué à provoquer des choix stratégiques extrêmement difficiles entre pneus intermédiaires et slicks.
Hamilton en est l’exemple parfait.
Ferrari a tenté un pari qui l’a fait chuter jusqu’à la 18e place.
Le Britannique est finalement remonté sur le podium.
Verstappen, lui, a parfaitement négocié les changements de conditions pour décrocher sa première victoire de la saison.
Le problème devra être réglé
La F1 peut évidemment retenir le spectacle.
Sepang a offert l’une des courses les plus animées de la saison.
Mais les ingénieurs retiendront autre chose.
La première confrontation sérieuse entre les nouvelles monoplaces et des conditions de pluie extrêmes a mis en évidence des comportements que les simulations n’avaient visiblement pas totalement anticipés.
La prochaine course humide ne pourra donc pas être abordée exactement de la même manière.
Sepang devait servir de Grand Prix de remplacement.
Il vient peut-être surtout de devenir le plus grand test technique grandeur nature de toute la saison 2026.
Passionné de sport et l’émotion qui l’accompagne. Journaliste. 2 finales de Ligue des champions à mon actif. Passionné de tennis. Parisien de naissance et de coeur !

