Zidane : Son président avait promis une voiture, il a dû tenir parole

Bien avant les contrats du Real Madrid, Zinédine Zidane avait une récompense beaucoup plus concrète en tête. À Cannes, son président lui avait promis une voiture pour son premier but. Le 10 février 1991, le jeune milieu avait trouvé l’ouverture contre Nantes. Une Renault Clio rouge allait bientôt l’attendre.

Zidane avait 18 ans et n’était pas encore le joueur autour duquel une équipe nationale organiserait son jeu. Il progressait à Cannes, entouré de joueurs expérimentés, dans un club capable de jouer les premiers rôles du championnat.

Ses premières minutes dans l’élite remontaient à 1989. Il lui avait fallu patienter avant d’inscrire son premier but. Alain Pedretti, le président cannois, avait ajouté une motivation particulière : le jour où le compteur serait ouvert, une voiture serait offerte.

La promesse a pris une dimension très réelle lors de la réception de Nantes.

Un lob que ses partenaires n’ont pas oublié

L’action était partie du milieu de terrain. Luis Fernandez avait servi Franck Durix, qui avait rapidement transmis à Zidane dans l’axe. Le jeune joueur s’était présenté devant David Marraud et avait soulevé le ballon pour tromper le gardien nantais.

Durix, interrogé trente ans plus tard, gardait un souvenir précis de cette passe et de la finition. Son récit insistait sur la spontanéité du geste, exécuté avec l’extérieur du pied droit.

Cannes s’était imposé 2-1. Pour le club, c’était une victoire dans une saison réussie. Pour Zidane, le match avait aussi une conséquence sur le parking.

Une Clio rouge avant les grandes voitures

Pedretti avait tenu parole. Une Renault Clio rouge avait été offerte au jeune buteur, un épisode dont Zidane se souvenait encore avec amusement dans son long entretien de 2022.

L’image permet de retrouver un joueur très éloigné des montants qui accompagneraient plus tard ses transferts. Cette première voiture appartenait au quotidien d’un jeune professionnel, au même titre que son logement, ses entraînements et ses déplacements à Cannes.

La saison 1990-1991 s’achèvera à la quatrième place, synonyme de qualification européenne. Zidane découvrira ensuite d’autres clubs, d’autres récompenses et des soirées autrement plus célèbres.

Son premier but avait pourtant déjà tout ce qu’il fallait pour rester dans sa mémoire : un geste réussi, une victoire et une promesse tenue. Les clés de la Clio donnaient simplement une forme très concrète à ce nouveau départ.