Alonso voulait rejoindre Verstappen : Horner raconte qui a fermé la porte

Fernando Alonso aux côtés de Max Verstappen : Christian Horner affirme avoir sérieusement étudié cette association. Dans son autobiographie, l’ancien patron de Red Bull raconte pourquoi le projet n’a pas abouti. Il distingue toutefois le pilote néerlandais de ceux qui auraient bloqué l’opération.

Christian Horner n’avait pas seulement envisagé un jeune pilote pour accompagner Verstappen. Dans les extraits de Drive, son autobiographie attendue le 22 octobre, il explique avoir étudié les pistes Fernando Alonso et Charles Leclerc. Son récit, relayé le 14 octobre, décrit des discussions qui auraient rencontré une opposition interne. Il apporte surtout sa version des limites de son pouvoir de recrutement.

Alonso avait exprimé son intérêt au Japon

Selon Horner, Alonso lui avait exprimé son intérêt pour une association avec Verstappen lors du Grand Prix du Japon 2024. L’échange concernait la saison suivante. L’Espagnol n’avait alors pas encore annoncé sa prolongation avec Aston Martin.

Cette chronologie correspond à une période bien identifiée du marché. Le Grand Prix de Suzuka s’est terminé le 7 avril ; Aston Martin a annoncé le nouveau contrat d’Alonso le 11. L’accord le liait à l’équipe jusqu’au cycle réglementaire de 2026, avec la perspective du partenariat moteur avec Honda.

À l’époque, Aston Martin expliquait que le pilote croyait au projet et avait discuté en priorité avec son équipe lorsqu’il avait décidé de poursuivre sa carrière. Le témoignage d’Horner ajoute une autre piste à ce choix, sans établir qu’Alonso disposait d’une offre ferme ou qu’un contrat Red Bull était prêt à être signé.

Horner écarte la responsabilité personnelle de Verstappen

L’ancien dirigeant affirme qu’Helmut Marko lui a transmis une opposition à l’arrivée d’Alonso, apparemment au nom de l’entourage de Verstappen. Il précise cependant qu’il ne considérait pas le pilote lui-même comme l’auteur du veto. Accuser Max Verstappen d’avoir personnellement interdit ce recrutement dépasserait donc le récit publié.

Horner raconte également que la piste Leclerc avait été écartée. Ces épisodes restent sa version des discussions internes ; les extraits consultés ne présentent pas une réponse détaillée des personnes mises en cause.

Son témoignage éclaire ainsi la manière dont se décidait l’attribution du deuxième baquet. Avoir la responsabilité de l’équipe ne donnait pas nécessairement à Horner le dernier mot sur le recrutement. Dans son récit, le profil sportif des candidats ne suffisait pas : il fallait aussi obtenir un accord interne qu’il n’avait pas réussi à réunir.