OM : Les recruteurs trouvent les joueurs… qui finissent chez les autres

L’OM continue de chercher des recrues, même lorsqu’il ne peut pas les faire venir. Grégory Lorenzi raconte la frustration de ses équipes, contraintes de regarder leurs pistes signer ailleurs. Certaines discussions avaient pourtant bien avancé. L’une d’elles a finalement profité à Lyon.

Le travail était fait, les contacts étaient pris, mais Marseille n’a pas pu aller au bout. Dans un entretien publié le 7 octobre, Grégory Lorenzi décrit une situation particulièrement inconfortable pour sa cellule de recrutement. Les joueurs sont repérés, les échanges commencent, puis les moyens manquent pour concrétiser l’opération. Les recruteurs suivent ensuite leurs anciennes pistes sous d’autres maillots.

Le directeur sportif ne cache pas les conséquences sur ses équipes. Certains collaborateurs finissent par se demander à quoi bon poursuivre une recherche dont ils connaissent déjà les limites. Lorenzi leur demande de continuer. Voir un joueur suivi rejoindre un autre club confirme parfois la qualité du repérage, mais cela ne renforce pas l’effectif de l’OM.

Genesio avait lui aussi appelé Athekame

Le cas de Zachary Athekame illustre ce mercato à l’arrêt. Lorenzi indique avoir échangé avec le latéral suisse, tout comme Bruno Genesio. Le joueur a finalement rejoint Lyon en prêt depuis l’AC Milan.

Il ne s’agissait donc pas seulement d’un nom posé sur une liste. L’entraîneur marseillais était intervenu personnellement dans le dossier. D’autres joueurs avaient également participé à des échanges en visioconférence, sans que Marseille puisse poursuivre les discussions.

Lorenzi reconnaît que le nom de l’OM attire encore les joueurs et leurs représentants. Cette capacité à obtenir un rendez-vous ne suffit toutefois pas à conclure un transfert. Le dirigeant refuse de demander aux candidats d’attendre indéfiniment une offre que le club n’est pas en mesure de garantir.

Le risque de perdre les prochaines pistes

Cette situation pourrait peser sur les futurs recrutements. Un joueur approché puis laissé sans perspective concrète reste libre de choisir un autre projet. Pour les recruteurs, il faut donc entretenir des relations tout en annonçant honnêtement les contraintes marseillaises.

Lorenzi ne promet pas davantage un déblocage automatique en janvier. Une nouvelle audition devant la DNCG est prévue en décembre et le directeur sportif ne s’avance ni sur les arrivées ni sur les départs.

L’OM possède ainsi une cellule capable d’identifier des renforts et un entraîneur prêt à les convaincre. Pour que leur travail serve enfin Marseille, il faudra aussi pouvoir donner aux joueurs une réponse ferme avant qu’un autre club ne le fasse.