Kimi Antonelli est devenu champion du monde de Formule 1 à 20 ans et 68 jours. À Mexico, Toto Wolff a dévoilé ce que son recrutement avait coûté à Mercedes avant de lui rapporter un titre. Selon le patron de l’écurie, deux sponsors sont partis lorsque le baquet de Lewis Hamilton a été confié à l’Italien.
Le 1er novembre, Mercedes pouvait afficher le visage du plus jeune champion de l’histoire de la F1 sur ses supports de communication. Deux ans plus tôt, il fallait vendre aux partenaires une histoire autrement moins confortable. Hamilton partait chez Ferrari avec sept titres mondiaux à son palmarès. Pour lui succéder en 2025, Wolff avait choisi un adolescent qu’il connaissait depuis le karting, mais dont les annonceurs avaient encore tout à découvrir.
Le pilote que Mercedes connaissait mieux que ses partenaires
Wolff a expliqué que les données dont disposait l’équipe rendaient le risque acceptable à ses yeux. Il se souvenait d’Antonelli à 11 ans, déjà présent dans son environnement. Les ingénieurs avaient pu suivre sa progression et se faire une idée du pilote qu’il deviendrait. Un sponsor appelé à renouveler son engagement devait, lui, prendre une décision sur la visibilité que ce jeune homme pouvait lui offrir dès sa première saison.
Le désaccord a eu une conséquence commerciale précise. D’après Wolff, deux partenaires ont choisi de partir. Le dirigeant n’a donné ni leurs noms ni la valeur de leurs contrats. Son témoignage permet en revanche de comprendre ce qu’il a accepté au moment de trancher. Une partie des entreprises associées à Mercedes valorisait suffisamment l’identité du pilote pour reconsidérer son engagement lorsque cette identité a changé.
Neuf courses sans point avant le grand retournement
Le titre de 2026 pourrait faire oublier combien ce choix est resté contestable aux yeux du public. Wolff a lui-même rappelé une série de neuf courses sans point et les larmes du pilote à Spa. Pendant cette période, les partenaires restés fidèles partageaient surtout les difficultés d’un débutant. Ils avaient engagé leur marque avant de savoir si la progression attendue se matérialiserait.
À Mexico, Antonelli a fini troisième et s’est assuré le championnat. Le bénéfice commercial du pari revient désormais aux partenaires qui possédaient encore leurs droits au moment du sacre. Ils pourront associer leur nom à l’accession d’un champion qu’ils ont accompagné avant ses victoires. Pour les deux entreprises parties au moment de sa promotion, cette histoire appartient déjà à d’autres.
Passionné par le sport et ses grandes histoires, Philippe couvre une actualité volontairement éclectique. Des grands événements aux performances individuelles, il s’intéresse autant aux résultats qu’aux acteurs et aux récits qui font vivre le sport.


