Deux Alpine éliminées dans le même accident, Lando Norris emporté avec elles et une sanction pour Franco Colapinto : le Grand Prix d’Azerbaïdjan a tourné au désastre. Pour l’écurie française, le plus difficile à accepter reste l’origine de cette occasion gâchée.
Il existe plusieurs façons de perdre une course. Alpine a vécu l’une des plus douloureuses, samedi 26 septembre à Bakou : voir ses deux pilotes abandonner après une collision provoquée par l’un d’entre eux.
À la relance, Franco Colapinto a manqué son freinage au premier virage et percuté Pierre Gasly. Le Français a ensuite heurté Lando Norris. Trois voitures hors course, et une fin de Grand Prix brutalement transformée pour leurs équipes.
Pour Alpine, la frustration dépasse les dégâts matériels. Les deux monoplaces pouvaient viser les points. En quelques secondes, cette perspective a disparu.
Norris frappe fort, Colapinto reconnaît sa faute
Après son abandon, Norris n’a pas caché sa colère, estimant que certains pilotes n’avaient pas leur place en Formule 1. Une attaque particulièrement sévère dans le contexte de cet accident.
Colapinto a, lui, présenté ses excuses à son équipe et à Gasly, reconnaissant une grosse erreur. Les commissaires l’ont jugé responsable et lui ont infligé cinq places de pénalité sur la grille de sa prochaine course.
Le dossier sportif ne s’arrête donc pas à Bakou. L’Argentin devra aborder son prochain départ avec un handicap supplémentaire, au moment même où il aura besoin d’une prestation propre pour répondre sur la piste.
Chez Alpine, la vitesse ne suffit plus
C’est toute la cruauté de cet épisode : disposer du rythme nécessaire ne sert à rien si les deux voitures terminent leur course dans le même incident. Pour une équipe, convertir une occasion en points compte autant que la créer.
Gasly a privilégié une gestion collective de l’après-course, malgré sa déception. Mais le travail interne devra apporter des réponses concrètes : comment attaquer à la relance sans compromettre la course de son équipier ? Où placer la limite entre opportunisme et précipitation ?
Un accident ne résume pas la valeur d’un pilote. Il peut toutefois devenir un test de sa capacité à progresser. Pour Colapinto, les excuses constituent une première étape. La suivante se jouera au volant.
Alpine avait une occasion de marquer des points. Elle repart avec deux abandons et une erreur à ne surtout pas reproduire.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.

