Coupe de France : Le payant est verrouillé, le gratuit attend toujours son accord

beIN Sports possède déjà ses droits pour la Coupe de France. Le contrat concernant la diffusion nationale en clair reste, lui, à conclure. La FFF veut poursuivre avec France Télévisions, mais les moyens du groupe public bloquent encore la signature.

Les deux parties du dossier n’avancent pas au même rythme. Le 15 octobre, Philippe Diallo a confirmé que les discussions sur l’exposition gratuite de la Coupe de France se poursuivaient. La Fédération privilégie France Télévisions, son partenaire historique. Cette préférence n’équivaut toutefois pas à un contrat signé, alors que les tours concernés par les retransmissions approchent.

Dix rencontres prévues en codiffusion

Le périmètre attribué à beIN Sports est documenté depuis janvier. Le procès-verbal du comité exécutif fédéral prévoit 63 rencontres pour les saisons 2026-2027 à 2029-2030. Sur ce total, 53 doivent être diffusées en exclusivité et dix en codiffusion avec le détenteur de l’autre lot.

L’accord payant a donc été construit en intégrant l’existence d’un second partenaire. Les dix rencontres concernées ne constituent pas un supplément improvisé au dernier moment : elles figurent dans l’architecture des droits validée par la FFF.

Le dossier ne porte ainsi pas sur la disparition de toute retransmission de la compétition. L’enjeu est de savoir quel diffuseur assurera cette exposition nationale en clair et dans quelles conditions. Pour les supporters sans abonnement sportif, c’est cette partie de la négociation qui déterminera l’accès aux affiches proposées gratuitement.

France Télévisions doit pouvoir s’engager financièrement

Selon Diallo, le groupe public souhaite conserver la Coupe de France. Le problème tient à la visibilité sur les enveloppes budgétaires dont il disposera pour contractualiser. Le président fédéral estime que, sans cette incertitude, les droits auraient déjà pu être commercialisés.

Il affirme néanmoins avoir reçu plusieurs marques d’intérêt. Aucun nom concurrent ni détail d’offre n’a été dévoilé. La FFF conserve donc une préférence pour France Télévisions tout en sachant que d’autres interlocuteurs se sont manifestés.

Pour la Fédération, il reste à transformer cette volonté commune en engagement financier. Pour le diffuseur, il faut pouvoir mesurer le coût du partenariat avant de le prolonger. Tant que l’accord n’est pas annoncé, les téléspectateurs ne disposent pas d’une confirmation sur le prochain détenteur de ce lot.

Le programme de beIN est fixé sur plusieurs saisons. Celui du partenaire en clair reste suspendu à une signature, malgré les dix codiffusions déjà prévues dans les documents fédéraux.