La France retrouve le Stade de France vendredi 2 octobre contre l’Italie, puis lundi 5 octobre face à la Belgique. Ces deux soirées marqueront les premiers rendez-vous à domicile de Zinédine Zidane à la tête des Bleus. Une autre histoire accompagne pourtant ce retour : aucun hommage officiel à Didier Deschamps n’est prévu à cette occasion. Après quatorze années à la tête de la sélection, cette absence de cérémonie ne passera pas inaperçue.
Il faut distinguer deux choses. L’absence annoncée d’hommage pendant ces matches est un fait rapporté avant la rencontre. Les raisons précises d’un éventuel report ne sont pas établies de manière à autoriser un procès d’intention. Rien ne permet de conclure que Deschamps réclame une cérémonie, ni que la Fédération cherche à effacer son passage. Reste une situation surprenante pour un sélectionneur associé au titre mondial de 2018 et à la finale de 2022.
Une transition trop grande pour être ordinaire
Le retour de Zidane sur le banc français est une image puissante. Son premier passage au Stade de France comme sélectionneur attire naturellement l’attention, et les matches contre l’Italie puis la Belgique offrent une scène idéale pour lancer ce nouveau chapitre. C’est précisément cette force symbolique qui rend la question Deschamps délicate : comment célébrer une arrivée sans laisser croire que le départ précédent ne mérite qu’une note en bas de page ?
Quatorze ans ne se résument pas à deux finales ni à un trophée. La longévité de Deschamps a traversé plusieurs générations de joueurs, des crises, des débats tactiques et des changements de statut pour l’équipe de France. On peut critiquer ses choix et reconnaître le poids historique de son mandat. Les deux démarches sont compatibles. Un hommage officiel, s’il a lieu plus tard, gagnera à trouver son propre moment au lieu d’être improvisé dans l’ombre d’un autre événement.
Le silence crée lui aussi un récit
Sur deux rencontres consécutives dans le plus grand stade du pays, ne rien prévoir de public laisse de la place aux interprétations. Certains y verront une volonté de protéger l’entrée en scène de Zidane ; d’autres, un manque de reconnaissance. Ce sont des lectures, pas des faits démontrés. La Fédération peut encore éclaircir son calendrier et les conditions d’un éventuel hommage.
Le terrain donnera rapidement à Zidane ses premiers enjeux : une Italie à recevoir, puis la Belgique, des choix d’hommes et une équipe à installer. Deschamps n’est plus le sélectionneur, et personne ne demande de figer les Bleus dans le passé. Mais une transition réussie sait aussi regarder celui qui a tenu le poste pendant quatorze ans. Pour l’instant, la fête annoncée pour le nouveau patron laisse cette page ouverte.
Passionné de football, Mathieu s’intéresse particulièrement aux performances, aux statistiques et aux évolutions tactiques. Il décrypte l’actualité des clubs et des joueurs avec une attention particulière portée au jeu et aux tendances du football moderne.
