Bleus : le public a changé de Ballon d’Or, et Olise n’a pas eu besoin de parler

Le Stade de France a scandé le nom de Michael Olise avec le Ballon d’Or dans le refrain. Entré contre la Belgique lundi 5 octobre, l’attaquant du Bayern a signé deux buts et une passe décisive dans la victoire 4-1. Un hommage qui donne une portée nouvelle à la concurrence dans l’attaque française.

Le chant, rapporté mardi matin par Le Parisien, est bien réel. Il ne permet pas de conclure que tout le stade a rejeté un autre joueur, encore moins qu’un conflit existe dans le vestiaire. Mais son destinataire raconte la soirée. Le refrain habituellement associé à Ousmane Dembélé a célébré Olise, dont l’entrée a contribué à faire passer les Bleus d’une défaite possible à un succès très large.

Une demi-heure suffit à prendre la lumière

Olise est entré à la 60e minute, alors que la France était menée depuis le but de Dodi Lukebakio. Il a servi Rayan Cherki sur le deuxième but français, puis marqué à la 88e minute et dans le temps additionnel. Le tout dans un dernier quart d’heure où la Belgique a perdu le contrôle d’un match qu’elle avait longtemps tenu.

Il y a une différence entre profiter d’une équipe déjà victorieuse et aider à sortir une sélection d’une mauvaise soirée. Lundi, le Bavarois a fait la seconde chose. Avec Doué et Cherki, il a donné au banc français un poids que l’attaque de départ n’avait pas réussi à imposer.

Son doublé porte son total à quatre buts en quatre rencontres dans ce premier rassemblement de l’ère Zidane. Ce bilan explique mieux l’enthousiasme que les grandes proclamations. Olise produit, et le public le voit.

Zidane va devoir gérer autre chose que les réputations

Le sélectionneur dispose d’un réservoir offensif qui lui permet de remplacer des joueurs majeurs et de gagner malgré tout. C’est une force considérable. C’est aussi une exigence : chaque prestation décisive d’un entrant rend plus difficile le maintien d’une hiérarchie fondée sur les statuts.

Le chant sur le Ballon d’Or demeure un hommage de supporters, pas le résultat d’un scrutin ni une prédiction fiable. Il ne suffit pas non plus à fixer le prochain onze. Mais il signale qu’Olise s’est installé au centre de l’attention, au terme d’une soirée où ses actions ont pesé bien davantage que les attentes d’avant-match.

Zidane peut faire tourner. Il peut adapter ses associations. Il lui sera plus difficile d’ignorer la question posée lundi : lorsque la France cherche quelqu’un pour débloquer une rencontre, Olise peut-il encore être traité comme une solution parmi les autres ?