Wembanyama : Sa « vie de riche » aux États-Unis ne lui fait pas tout oublier !

Victor Wembanyama reconnaît vivre dans des conditions très éloignées de celles d’un Américain ordinaire. Le Français apprécie ce que les États-Unis offrent aux sportifs ambitieux. Mais, dans un long entretien à CBS, il pointe aussi ce qui lui manque dans les relations humaines.

Quand on lui demande comment se déroule la vie aux États-Unis, Victor Wembanyama commence par rappeler les limites de son expérience. « Je ne mène pas une vie normale aux États-Unis », explique le pivot des Spurs dans l’émission 60 Minutes, diffusée sur CBS le 1er novembre. Il décrit une existence privilégiée, organisée autour de sa carrière, où beaucoup de choses sont prises en charge pour lui.

Le Français évite ainsi de présenter son quotidien comme celui de tout un pays. Sa réussite lui offre des conditions exceptionnelles pour travailler et vivre. Cela ne l’empêche pas de distinguer ce qu’il apprécie dans son environnement américain et ce qui le convainc moins.

L’ambition encouragée, les relations moins profondes

Wembanyama considère les États-Unis comme un environnement particulièrement favorable aux athlètes. Il apprécie notamment de pouvoir afficher de grandes ambitions sans être jugé pour cela. Une liberté qui correspond à son discours sportif : le Français assume de viser les plus hautes distinctions.

Il exprime en revanche une réserve sur les interactions sociales, qu’il trouve plus superficielles que celles qu’il a connues dans d’autres pays. Il s’agit de son ressenti personnel, formulé dans un entretien sur son parcours. Il ne dit pas vouloir quitter San Antonio.

Cette nuance est importante pour comprendre sa prise de parole. Wembanyama peut apprécier les possibilités offertes à sa carrière tout en regrettant une autre manière de nouer des relations. Le confort matériel n’efface pas automatiquement cette différence.

La thrombose a changé sa manière de vivre

L’entretien revient aussi sur la thrombose qui avait interrompu sa deuxième saison NBA, en 2025. Wembanyama explique que cet épisode a profondément modifié son regard sur sa vie. Il souhaite désormais assumer davantage sa personnalité et consacrer moins de temps à essayer de correspondre aux attentes des autres.

Cette évolution accompagne des ambitions sportives toujours élevées. Interrogé sur le trophée de MVP, il ne revendique pas celui de la saison précédente, mais se considère capable de le gagner durant l’exercice en cours. Il reconnaît également que les Finales 2026, perdues contre les Knicks, lui ont montré ses limites.

Le Français a donc identifié deux chantiers : continuer à progresser pour atteindre ses objectifs avec les Spurs et préserver une vie qui lui ressemble. Sa prise de parole sur CBS montre qu’il entend désormais exposer aussi cette deuxième partie de son parcours.