Ali Zarrak affirme que le statut de Jean-Pierre Papin a pesé dans la manière dont l’OM a géré leur conflit. L’ancien responsable de la réserve répond aux accusations de harcèlement formulées par le Ballon d’Or 1991. Leurs récits divergent aussi sur une enquête que le club assure avoir menée à son terme.
Le désaccord porte désormais autant sur les responsabilités que sur les faits. Dans un entretien à L’Équipe, repris le 29 octobre, Ali Zarrak soutient que l’OM avait cherché à préserver l’image de Jean-Pierre Papin au moment de leur collaboration avec la réserve. Selon lui, une autre personnalité aurait pu connaître une fin différente.
Cette affirmation constitue sa version des arbitrages internes. Elle répond à un récit très critique livré par Papin dans le même quotidien le 16 octobre : l’ancien attaquant accusait son supérieur d’avoir sapé son autorité et disait avoir subi du harcèlement moral pendant un an et demi.
Deux versions opposées de l’enquête
Papin affirmait également qu’une enquête confiée à un cabinet extérieur n’avait jamais abouti. Il expliquait avoir alerté Pablo Longoria à plusieurs reprises, sans obtenir les changements attendus dans son quotidien d’entraîneur.
L’OM avait contesté cette présentation dès le 18 octobre. Dans sa réponse, le club assurait que le cabinet indépendant avait terminé son travail et que ses conclusions n’avaient pas permis d’établir de faits caractérisant un harcèlement moral. Marseille indiquait avoir communiqué ces conclusions aux personnes concernées avant de clore le dossier.
Zarrak reprend cette position pour rejeter les accusations portées contre lui. Les éléments accessibles ne permettent toutefois pas d’examiner directement le rapport du cabinet ni de reconstituer l’ensemble des échanges internes. La réponse du club doit donc être présentée comme telle, sans être transformée en décision judiciaire.
Le poids d’une légende dans l’organigramme
Zarrak reproche à Papin plusieurs comportements qu’il jugeait incompatibles avec les exigences professionnelles du club. Il affirme avoir tenté de le recadrer et estime que sa notoriété avait compliqué cette relation hiérarchique.
Son jugement sur la carrière d’entraîneur de Papin est également très sévère. Il relève de son appréciation personnelle et ne suffit pas à établir les manquements qu’il décrit. Sollicité par L’Équipe sur ces nouvelles déclarations, Papin n’a pas souhaité répondre, selon les comptes rendus de l’entretien.
L’OM considère l’enquête close, mais les deux protagonistes continuent de contester publiquement le récit de l’autre. La question qui reste ouverte concerne les responsabilités de chacun dans une organisation où les prérogatives du responsable de la réserve et celles de son entraîneur étaient devenues un point de rupture.
Passionné de sport et l’émotion qui l’accompagne. Journaliste. 2 finales de Ligue des champions à mon actif. Passionné de tennis. Parisien de naissance et de coeur !


