Renoncer à une prime ne signifie pas forcément renoncer à gagner davantage. D’après les informations publiées par L’Équipe le 29 septembre 2026, Zinédine Zidane a abandonné les droits à l’image liés aux rencontres des Bleus, mais négocié des bonus plus élevés lors des grandes compétitions. Derrière le chiffre spectaculaire de 44 000 euros par match se trouve un arbitrage entre sponsors, rémunération et résultats.
Le salaire fixe rapporté pour le sélectionneur est de 300 000 euros brut par mois, comme celui de Didier Deschamps. C’est le reste de l’architecture qui change. La somme associée aux opérations commerciales de la sélection disparaît de son dispositif, tandis qu’une rémunération conditionnelle plus importante est prévue pour les Coupes du monde et les Euros. Ces éléments sont des informations de presse sur le contrat, pas la publication intégrale de ses clauses.
Deux marques peuvent se partager une silhouette
Le cas Zidane expose une difficulté très concrète du sport moderne. Le sélectionneur représente l’équipe de France, équipée par Nike, tout en entretenant une relation personnelle ancienne avec Adidas. L’appartenance sportive et les engagements commerciaux individuels ne se recouvrent pas entièrement.
En juillet 2026, lors de sa présentation, la coexistence des deux équipementiers avait déjà été abordée. Porter la tenue de sa fonction et participer à la promotion d’un partenaire ne sont pas exactement la même chose. La prime d’image rémunère précisément un usage commercial, au-delà du simple travail d’entraîneur.
Le renoncement rapporté permet de comprendre comment une fédération peut accueillir une personnalité dont les contrats existent avant son arrivée. Il ne démontre ni conflit ouvert entre les marques ni rupture avec un équipementier. Il indique qu’une adaptation était possible sans redessiner tout le partenariat des Bleus.
Le risque se déplace vers les grands tournois
L’autre partie de l’accord mérite autant d’attention. Les bonus majorés sont présentés comme un moyen de compenser l’abandon des primes d’image. On passe ainsi d’une rémunération attachée aux rencontres et aux opérations correspondantes à un supplément davantage dépendant de la réussite dans les rendez-vous majeurs.
Sans connaître les barèmes complets, impossible d’annoncer que Zidane gagnera systématiquement plus ou moins que Deschamps. La comparaison dépendrait du nombre de matches, des performances et des conditions exactes de déclenchement. Multiplier 44 000 euros par un calendrier hypothétique ne donnerait qu’une partie du calcul.
Cette mécanique raconte néanmoins un rapport de force intéressant. La FFF ne recrute pas seulement un technicien : elle compose avec une image déjà puissante, déjà engagée et déjà valorisée. Zidane accepte de modifier une ligne de rémunération tout en préservant la logique de ses relations commerciales. Le geste est réel. Le présenter comme un sacrifice financier sans contrepartie ferait disparaître la moitié de l’accord.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.


