Manchester United : Martinez attaque son directeur, mais les patrons ont choisi leur camp

Lisandro Martinez réclamait davantage de soutien pour Michael Carrick et ses joueurs. Sa sortie publique visait directement Jason Wilcox. Mais, selon les informations recueillies en Angleterre, le directeur du football conserve la confiance de ses supérieurs, alors que le défenseur approche d’une échéance contractuelle importante.

Lisandro Martinez voulait déplacer le débat. Après la défaite contre l’Atlético le 13 octobre, l’Argentin a expliqué sur Prime Video qu’il fallait aussi examiner les responsabilités au-dessus de l’entraîneur et des joueurs. Il attendait davantage du recrutement et de Jason Wilcox. Seulement, sa prise de parole ne semble pas avoir fragilisé le dirigeant autant que sa propre position.

Wilcox applique une stratégie validée par ses supérieurs

Selon les informations de Sky Sports, Wilcox conserve le soutien d’Omar Berrada et de Jim Ratcliffe. Les choix du mercato ne seraient pas ceux d’un directeur isolé : ils correspondent à une stratégie approuvée par la direction. En ciblant publiquement un homme, Martinez s’est donc heurté à une organisation qui assume ses décisions.

Cela ne rend pas ses critiques sportives sans objet. Le défenseur estime que l’effectif n’a pas été suffisamment renforcé pour répondre aux exigences de la saison. Mais ses dirigeants défendent une reconstruction étalée sur plusieurs mercatos, avec des dépenses encadrées. Le désaccord porte autant sur le rythme des changements que sur les joueurs recrutés.

Martinez a aussi reconnu que les footballeurs devaient faire davantage. Sa déclaration ne peut donc pas être résumée à une volonté de se décharger de toute responsabilité. En revanche, la manière de mettre en cause son supérieur a créé un problème supplémentaire à gérer pour Carrick.

Son contrat donne une autre portée au conflit

L’Argentin est engagé jusqu’en juin 2027, avec une option permettant au club de prolonger d’une saison. Cette clause évite de présenter son départ libre à la fin de l’exercice comme une certitude. Elle laisse toutefois une décision importante entre les mains de United.

Une éventuelle amende ou une autre mesure interne restent des possibilités rapportées, pas une sanction officiellement annoncée dans les éléments vérifiés. De même, aucun transfert n’est acté. Il serait prématuré de transformer cette sortie en rupture définitive entre le joueur et son club.

Le rapport de force est néanmoins peu favorable à Martinez : le dirigeant qu’il critique dispose de l’appui de ceux qui décideront aussi de la suite de son contrat. Le défenseur voulait obtenir une équipe plus compétitive. Il doit désormais défendre ses arguments sans rendre plus difficile sa propre place dans cette reconstruction.