Bleus : Zidane répète son nom quatre fois, Jacquet bouscule déjà les patrons

Deux titularisations ont suffi à Jérémy Jacquet pour obtenir un soutien appuyé de Zinedine Zidane. Après France–Italie, le sélectionneur a insisté quatre fois sur la qualité de son match. Avant la Belgique ce lundi 5 octobre, le défenseur de Liverpool ressemble de moins en moins à un simple invité du rassemblement.

Le score de vendredi, 1-1, n’a pas offert aux Bleus une soirée pleinement satisfaisante. Jacquet en a pourtant tiré un bénéfice individuel net. Il a montré qu’il pouvait défendre loin de son but, intervenir tôt et participer à la relance sans se cacher derrière un partenaire plus expérimenté. Ces qualités prennent une importance particulière dans une équipe dont le nouveau sélectionneur veut modifier les habitudes avec et sans ballon.

Le compliment dépasse la politesse

Zidane n’a pas distribué un encouragement vague à un débutant. Il a salué son courage, sa capacité à sortir haut et sa présence dans les duels, puis relevé lui-même la répétition de ses compliments. Quand un entraîneur revient autant sur le même joueur, ses concurrents peuvent difficilement considérer le message comme anodin.

La presse a également valorisé sa prestation. Les évaluations se situent notamment à 7/10 et 7,5/10 dans plusieurs titres. Ces notes ne constituent pas une hiérarchie officielle. Elles montrent toutefois que la performance a convaincu au-delà du seul discours protecteur d’un sélectionneur.

L’absence d’Ibrahima Konaté lui a ouvert une fenêtre. Jacquet y a placé suffisamment de choses pour que sa candidature survive au retour des autres défenseurs. C’est la différence entre profiter momentanément d’un forfait et obliger le staff à revoir ses choix.

L’ancienneté ne suffira plus

Le contraste avec les propos de Jules Koundé dimanche est révélateur. Le Barcelonais a reconnu une saison passée inférieure à ses standards et rappelé que rien n’était acquis en sélection. Il ne joue pas le même poste que Jacquet, mais les deux situations racontent une même exigence : le statut se défend sur le terrain.

Jacquet doit encore confirmer. Deux bons matches ne garantissent ni une carrière internationale ni une place permanente. L’adversaire, les associations et la gestion des rencontres plus difficiles révéleront d’autres aspects de son jeu. Le présenter comme le nouveau patron définitif de la défense serait prématuré.

En revanche, l’installer parmi les candidats sérieux ne l’est plus. Zidane voulait observer de nouveaux joueurs ; il vient de trouver un défenseur dont les qualités correspondent à ses demandes. La Belgique offrira une nouvelle occasion de vérifier cette progression, selon les choix de composition. Les titulaires habituels peuvent retenir une chose : le jeune venu n’attend pas tranquillement son tour.