OM-PSG attire presque un million de téléspectateurs, mais Ligue 1+ garde son chiffre décisif

Ligue 1+ a dévoilé plusieurs audiences, dont celle du Classique du 20 septembre. La chaîne revendique aussi 14 millions de personnes touchées depuis le début de saison. Mais le nombre d’abonnés n’a pas été communiqué dans ce bilan. Une distinction essentielle pour comprendre ce que ces chiffres disent réellement.

932 000 téléspectateurs en moyenne devant OM-PSG, avec un pic dépassant le million. Dans son entretien à RMC Sport du 12 octobre, Jérôme Cazadieu, directeur marketing et éditorial de Ligue 1+, a livré une partie des résultats de la chaîne. Paris reste une locomotive : Rennes-PSG a réuni 754 000 téléspectateurs, contre 729 000 pour le Trophée des champions entre Lens et le PSG.

Ces audiences renseignent sur l’intérêt suscité par les affiches. Elles ne permettent cependant pas de compter les clients de la plateforme. Une audience moyenne, une personne ayant regardé un programme au cours de la saison et un abonnement payant correspondent à trois mesures différentes.

Quatorze millions de personnes ne font pas quatorze millions d’abonnés

Le dirigeant annonce que 14 millions de personnes ont été touchées depuis le Trophée des champions du 16 août. Ce chiffre mesure la portée de l’offre sur une période. Il ne représente ni le nombre de spectateurs simultanés ni celui des comptes payants.

La distinction vaut aussi pour les réseaux sociaux. Les plateformes de la Ligue 1 et de Ligue 1+ cumulent, selon Cazadieu, un milliard de vidéos vues et 80 millions d’interactions depuis le début de saison. Une même personne peut regarder plusieurs séquences. Surtout, consulter gratuitement un extrait n’implique pas de souscrire à la chaîne.

Ces données constituent des arguments de visibilité. Pour apprécier les recettes, il faudrait connaître les abonnements qui en découlent et les conditions dans lesquelles ils sont commercialisés.

La chaîne met en avant la satisfaction

Ligue 1+ communique également un taux de satisfaction de 96 %, issu d’une étude réalisée en septembre avec Ipsos et BVA. Son multiplex du samedi soir rassemble près de 400 000 téléspectateurs en moyenne, en progression de 16 % sur un an. Le bilan présenté insiste donc sur la fidélisation et l’amélioration du produit.

Cela ne suffit pas à établir sa rentabilité, puisque les coûts et les revenus correspondants ne sont pas détaillés dans cet entretien. Le Classique montre que les grandes affiches trouvent leur public. Pour les clubs qui attendent des recettes audiovisuelles, le chiffre à surveiller reste celui des abonnés payants — et de l’argent disponible après les dépenses de la chaîne.