Tennis : Zheng écrit l’histoire à Pékin, puis lâche la phrase qui répond à tous ceux qui l’avaient enterrée

Première Chinoise à remporter le tournoi WTA 1000 de Pékin, Zheng Qinwen n’a pas seulement battu Mirra Andreeva en finale. Elle a réglé ses comptes avec ceux qui la croyaient finie après sa chute au 160e rang mondial : « Tout le monde disait que je ne pouvais pas revenir. »

Dimanche, Zheng a gagné 7-5, 6-4 en 1 h 43. Le score donne l’impression d’une finale contrôlée ; le premier set raconte autre chose. Menée 2-0, la Chinoise a dû effacer trois balles de manche dans le dixième jeu. Elle a ensuite remporté les onze derniers points du set, avant de faire la différence au neuvième jeu de la seconde manche et de conclure sur un ace. Ce passage de la survie à la domination résume sa saison.

Du 160e rang à un titre que personne n’avait pris ici

Zheng avait chuté jusqu’à la 160e place mondiale à la mi-juin. À Pékin, elle se présentait 54e et bénéficiait d’une invitation. Elle repart avec son premier WTA 1000, le sixième titre de sa carrière et une remontée annoncée dans le top 30. Depuis la création moderne du tournoi en 2004, aucune wild-card n’avait soulevé le trophée et aucune joueuse aussi mal classée ne s’y était imposée.

La portée du succès dépasse les chiffres. En gagnant devant son public, Zheng devient la première joueuse chinoise sacrée au China Open. La pression locale avait longtemps accompagné sa trajectoire ; elle l’a cette fois transformée en carburant. Après la finale, elle a expliqué avoir enfin retrouvé ce « feu intérieur » qui lui manquait pendant ses défaites.

Ce discours tranche avec les retours formatés. Zheng n’a pas prétendu n’avoir jamais douté. Elle a reconnu le creux, les revers et le bruit extérieur. Puis elle a rappelé que son ambition n’était pas de reproduire 2024, mais de dépasser la meilleure version que le public connaissait déjà.

Andreeva a eu le match en main, puis tout a basculé

Mirra Andreeva n’a pas été balayée. La quatrième tête de série a obtenu trois occasions de prendre le premier set, et elle avait déjà breaké au début de la rencontre. Mais la finale s’est jouée dans cette séquence de onze points consécutifs. La Russe a vu une manche presque gagnée lui échapper, puis Zheng a imposé la tension de tout un stade.

Le résultat rappelle aussi que la hiérarchie féminine reste vulnérable aux retours fulgurants. Un classement raconte les mois précédents, pas toujours le niveau du jour. À 24 ans, Zheng vient d’en fournir la démonstration la plus spectaculaire : en quatre mois, elle est passée d’une place perdue dans les profondeurs du tableau mondial à un trophée historique à domicile.

Pékin attendait une championne chinoise depuis plus de deux décennies. Elle est arrivée avec une invitation, un classement trompeur et une rancœur parfaitement assumée. Ceux qui avaient annoncé que Zheng ne reviendrait pas viennent de recevoir une réponse en deux sets.