Lewis Hamilton a perdu trois places dans les derniers tours du Grand Prix de Singapour. Ferrari lui avait pourtant demandé de rentrer pour changer ses pneus. Après avoir manqué l’entrée des stands, le Britannique a choisi de poursuivre. Il assume désormais le pari qui lui a coûté un podium.
Ferrari n’a pas demandé à Lewis Hamilton de terminer coûte que coûte avec ses pneus usés. C’est la précision apportée par le pilote après le Grand Prix de Singapour du 11 octobre. L’équipe avait appelé ses deux voitures pendant une neutralisation sous voiture de sécurité virtuelle. Charles Leclerc est rentré. Hamilton a manqué l’entrée des stands, puis décidé de rester en piste.
Cette succession de décisions explique la fin de course du Britannique. Longtemps en position de podium, il n’a plus pu défendre sa place contre Kimi Antonelli, puis les deux McLaren. Il a terminé sixième, tandis que Leclerc conservait la deuxième place.
Une erreur initiale, puis un pari personnel
Hamilton avait commencé la course avec des pneus médiums avant de passer aux tendres. La neutralisation lui offrait une nouvelle possibilité de s’arrêter. Une fois cette occasion manquée, il a préféré tenter de conserver sa position plutôt que de rentrer plus tard.
Le pari n’a pas tenu jusqu’à l’arrivée. Dans la déclaration diffusée par Ferrari, Hamilton explique que la dégradation de ses pneus était devenue trop importante pendant les derniers tours. Il reconnaît que la sixième place ne reflète pas la vitesse dont sa voiture disposait.
Ses excuses ont commencé à la radio, avant même les explications écrites. Le septuple champion du monde a assumé sa décision et les points perdus. Son récit distingue ainsi l’arrêt manqué du choix, effectué ensuite, de continuer.
Vasseur espérait deux Ferrari sur le podium
Interrogé par F1 TV, Frédéric Vasseur a confirmé que la consigne était de faire rentrer les deux pilotes. Le directeur de Ferrari estime que son équipe pouvait terminer deuxième et troisième. Il s’agit de son appréciation du scénario perdu, pas d’un résultat qui aurait été garanti.
La différence reste importante au classement : une troisième place rapporte quinze points, une sixième huit. Hamilton a donc laissé échapper sept points par rapport au podium envisagé par son directeur.
Ferrari devra maintenant revoir cette séquence avec son pilote : l’appel aux stands, l’entrée manquée et la décision prise au tour suivant. Les responsabilités ont été reconnues publiquement. Il reste à comprendre comment éviter qu’une première erreur de quelques secondes se transforme à nouveau en pari coûteux.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.

