Sébastien Loeb n’a toujours pas de voiture pour la saison prochaine. Le retrait de Dacia, prévu à la fin de l’année, l’oblige à chercher une autre solution. Mais le Français ne veut pas simplement obtenir une place au départ du Dakar. Il exige de pouvoir jouer la victoire.
Le départ du Rallye du Maroc place Sébastien Loeb devant un contraste saisissant. Il aborde l’épreuve en tête du championnat du monde de rallye-raid, avec 114 points contre 111 à Nasser Al-Attiyah. Pourtant, à quelques mois du Dakar 2027, son programme reste à construire.
Dans un entretien publié lundi, le pilote de 52 ans explique que des contacts existent, sans solution concrète à annoncer. Il compte poursuivre les discussions au Maroc. Aucun forfait n’est acté, mais sa présence au prochain Dakar ne peut pas davantage être considérée comme acquise.
Dacia gagne, mais son programme s’arrête
L’arrêt de Dacia n’est pas une nouvelle décision tombée cette semaine. Annoncé en février, il prendra effet à la fin de 2026, avant le prochain Dakar. Le constructeur avait pourtant remporté l’édition de janvier avec Al-Attiyah et poursuit cette saison sa lutte pour les titres mondiaux.
Pour Loeb, la difficulté est donc indépendante de sa seule vitesse. Gagner une course ne suffit pas à maintenir un engagement décidé à l’échelle d’un constructeur. Et lorsqu’une équipe officielle disparaît, les places restantes deviennent mécaniquement plus disputées.
Le Français résume son exigence en quelques mots : « avec une voiture pour gagner ». Il vise la catégorie reine et conserve l’ambition de remporter une épreuve qui lui résiste encore. Une proposition permettant seulement de participer ne répondrait donc pas nécessairement à son attente.
Le Maroc peut renforcer son dossier, pas lui garantir un volant
Le rendez-vous marocain, disputé du 29 septembre au 3 octobre, offre une occasion de défendre cette ambition par les résultats. Loeb y retrouve Édouard Boulanger, avec lequel il a remporté le Rallye-Raid du Portugal en mars. Son avance de trois points au championnat laisse cependant peu de marge face à Al-Attiyah.
Un nouveau succès renforcerait son bilan sportif au moment des négociations. Il ne créerait pas, à lui seul, une place disponible dans une autre structure. C’est toute la limite de sa situation : son niveau peut convaincre, mais il faut aussi une voiture, une équipe et un programme.
Loeb laisse d’ailleurs ouverte la possibilité de ne pas courir le Dakar à n’importe quelles conditions. Le prochain choix ne portera donc pas uniquement sur le nom d’un constructeur. Il faudra décider si la solution proposée lui donne réellement les moyens de poursuivre sa première victoire.
Journaliste passionné par l’univers du sport et ses enjeux économiques, François suit particulièrement l’actualité du football et du mercato. Transferts, tendances, chiffres et coulisses des clubs : il décrypte les mouvements qui animent le marché.
