Sébastien Loeb aborde le Rallye du Maroc en tête du championnat du monde de rallye-raid. Son équipe prépare pourtant la fin de son programme. Le Français doit donc défendre ses chances de titre tout en pensant à la suite. Une victoire ne suffira pas, à elle seule, à lui garantir une voiture pour le prochain Dakar.
C’est le paradoxe de cette fin de saison : Sébastien Loeb peut gagner avec Dacia tout en devant chercher comment continuer sans Dacia. Le retrait du programme, annoncé auparavant, donne au déplacement marocain une dimension particulière. L’équipe arrive pour défendre ses positions, alors que son avenir collectif est déjà compromis par l’arrêt prévu.
Le reportage publié ce lundi 28 septembre dans les coulisses de la structure décrit cette fin d’aventure. Il ne s’agit donc pas d’une décision tombée au lendemain d’un mauvais résultat. La séparation sportive approche alors que les performances donnent précisément des raisons de vouloir poursuivre.
Trois points d’avance, aucune marge pour se relâcher
Avant les étapes marocaines, programmées du 29 septembre au 3 octobre, Loeb compte 114 points au classement des pilotes. Nasser Al-Attiyah, son équipier, le suit avec 111 points. Seth Quintero reste également dans la course avec 101 points.
La menace la plus immédiate vient donc de l’intérieur de son propre garage. Dacia vise les titres, mais Loeb et Al-Attiyah ne peuvent pas remporter tous les deux celui des pilotes. La proximité de la fin du programme n’efface ni cette concurrence ni l’obligation de marquer.
Le Français dispose d’un repère favorable : il a remporté le Rallye du Maroc l’an dernier avec Édouard Boulanger. Cela ne lui donne aucune garantie sur cette édition, mais confirme qu’il arrive sur un terrain où son équipage a déjà su gagner.
Le prochain Dakar impose une autre décision
Pour la suite, le classement mondial ne résout pas la question du baquet. Avec le retrait de Dacia du prochain Dakar, poursuivre dans de bonnes conditions suppose de rejoindre un autre projet ou de trouver une nouvelle solution technique. Aucun de ces choix ne peut être déduit d’un éventuel titre.
C’est ce qui rend les semaines à venir importantes au-delà du résultat marocain. Un pilote peut sortir renforcé sportivement d’une saison et perdre, dans le même temps, l’équipe avec laquelle il a construit ses performances. Il lui faut alors retrouver une voiture compétitive, un fonctionnement et des moyens.
Loeb joue donc deux séquences différentes : conserver son avance maintenant, préparer son prochain départ ensuite. Le trophée éventuel restera. La structure qui lui aura permis de le conquérir, elle, est appelée à s’arrêter.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.

