Lyon s’intéresse à Jordie Barrett. Les premiers échanges rapportés le 2 novembre placent déjà le LOU face à un arbitrage qui concerne l’un de ses propres joueurs. L’ailier fidjien Jiuta Wainiqolo, engagé jusqu’en 2028, fait lui aussi partie des priorités lyonnaises. Les deux dossiers puiseraient dans la même marge salariale.
Barrett présente un avantage rare pour un recruteur. Capable de jouer au centre, à l’ouverture ou à l’arrière, l’international néo-zélandais peut occuper plusieurs places dans un effectif sans multiplier les signatures. Il connaît aussi le rugby européen depuis son passage au Leinster en 2024-2025. À 29 ans, le joueur que Lyon étudierait a donc déjà fourni des réponses sur son adaptation à une autre compétition. La négociation porterait sur des questions plus difficiles à résoudre que son niveau.
Le prix d’une recrue se mesure aussi aux prolongations
Selon les informations publiées le 2 novembre, le LOU disposerait de place sous le plafond salarial du Top 14. Les échanges avec Barrett en seraient encore à leurs débuts. Aucun montant d’offre n’a été rendu public. La question pour Lyon tient à la part de cette marge qu’il accepterait de consacrer à un seul joueur.
Wainiqolo possède encore un contrat jusqu’en 2028. Lyon peut donc conserver son ailier sans obtenir tout de suite sa prolongation. En revanche, négocier avec lui suffisamment tôt permettrait de maîtriser le coût de sa présence au-delà de cette échéance. Si le club réservait d’abord une part importante de ses ressources à Barrett, il aborderait cette deuxième discussion avec moins de latitude. Les deux joueurs n’ont pas besoin d’occuper le même poste pour se retrouver en concurrence dans le budget.
Bristol aurait un argument que Lyon ne peut pas reproduire
Les Bears souhaiteraient réunir Jordie, Beauden et Scott Barrett. Là encore, il s’agit d’une ambition rapportée. La perspective de jouer avec ses frères distingue néanmoins le projet anglais de ce que pourrait proposer Lyon. Le LOU devrait convaincre avec ses propres arguments, notamment le rôle offert à Jordie et la perspective de disputer la Champions Cup.
Le précédent irlandais mérite aussi d’être regardé de près. Le séjour au Leinster avait été organisé avec la fédération néo-zélandaise dans le cadre d’un engagement courant jusqu’en 2028. Une nouvelle aventure européenne demanderait de régler la situation contractuelle applicable. Pour Lyon, la décision la plus prudente se joue donc en amont de la signature. Il lui faut savoir jusqu’où il pourrait monter pour Barrett tout en gardant les moyens de faire une proposition crédible à Wainiqolo.
Passionné de football, Mathieu s’intéresse particulièrement aux performances, aux statistiques et aux évolutions tactiques. Il décrypte l’actualité des clubs et des joueurs avec une attention particulière portée au jeu et aux tendances du football moderne.

