Zlatan Ibrahimovic avait déjà posé avec un maillot d’Arsenal à son nom. Mais cette photo ne correspondait pas à une signature. Au tournant des années 2000, le Suédois avait rencontré Arsène Wenger alors qu’il évoluait encore à Malmö. La suite avait buté sur une demande qu’il estimait incompatible avec la confiance qu’un club devait lui accorder.
Le maillot était rouge et blanc, avec le numéro 9 et le nom Ibrahimovic dans le dos. Pour un jeune attaquant venu de Suède, le symbole était fort. Arsenal possédait déjà une équipe majeure et pouvait lui offrir un changement de dimension.
Zlatan a raconté en 2012 qu’il avait d’abord vécu ce moment avec enthousiasme. Il s’attendait ensuite à ce que Wenger lui explique pourquoi il devait rejoindre le club. Le technicien souhaitait, lui, le voir à l’essai.
Une photo ne valait pas une offre
Dans le récit du Suédois, le désaccord apparaît très clairement. Il considérait que le club devait déjà savoir quel joueur il voulait recruter. Wenger cherchait encore à l’évaluer avant d’aller plus loin.
Ibrahimovic avait donc refusé le principe du test. La formule résumant l’épisode est devenue célèbre, mais l’attaquant apportait une précision moins souvent retenue : il disait ne pas avoir reçu de véritable offre ferme.
Il ne s’agissait donc pas d’un contrat finalisé qu’il aurait déchiré au dernier moment. Arsenal l’avait approché, accueilli et habillé de ses couleurs, sans que les deux parties s’accordent sur l’étape suivante.
L’Angleterre attendra seize ans
Zlatan a finalement quitté Malmö pour l’Ajax en 2001. Son parcours l’a ensuite conduit en Italie, à Barcelone puis au PSG, avant qu’il ne découvre le championnat anglais avec Manchester United en 2016.
Entre-temps, il avait notamment marqué 156 buts en 180 matchs officiels à Paris. Le joueur que Wenger souhaitait encore tester était devenu une star autour de laquelle un club pouvait organiser son attaque.
Il serait facile de présenter l’épisode comme un transfert certain qu’Arsenal aurait simplement gâché. Son propre témoignage raconte quelque chose de plus précis : une divergence sur la confiance à accorder avant de signer. Le maillot avait convaincu Zlatan qu’Arsenal le voulait. La demande d’essai lui avait donné le sentiment inverse.
Passionné de basket et particulièrement de NBA, Steven suit l’actualité des franchises et des joueurs tout au long de la saison. Résultats, transferts, performances et coulisses : il décrypte la NBA ainsi que les grandes tendances du basket.
