Nasser al-Khelaïfi a écarté l’idée de briguer la présidence de la FIFA. Le patron du PSG ne souhaite pas succéder à Gianni Infantino. Cela ne l’empêche pas de contester la façon dont certaines décisions sont prises. Au cœur du débat : le projet d’ouverture commerciale de la Coupe du monde.
Nasser al-Khelaïfi ne veut pas entretenir le suspense. Interrogé mardi à Copenhague, en marge de l’assemblée générale des clubs européens, le président du PSG a assuré que la FIFA ne faisait pas partie de ses ambitions. « La Fifa n’est pas pour moi », a-t-il notamment déclaré.
Cette réponse ferme la porte à une candidature, dans un contexte où son nom circulait parmi les successeurs possibles de Gianni Infantino. Elle ne vaut cependant pas approbation de la politique menée par le président de la fédération internationale. Sur ce terrain, le dirigeant parisien a aussi fait entendre ses réserves.
Le projet commercial de la Coupe du monde en question
Gianni Infantino a proposé cet été de vendre des parts liées à la Coupe du monde à des investisseurs privés, par l’intermédiaire d’une société commerciale. C’est dans ce contexte que Nasser al-Khelaïfi a insisté sur la nécessité de consulter les acteurs du football et de faire preuve de transparence.
Il faut distinguer ce projet d’une opération déjà réalisée : les éléments rapportés ne permettent pas d’affirmer que la Coupe du monde a été vendue. Ils montrent en revanche qu’un désaccord existe sur la gouvernance et sur la place laissée aux différentes parties dans les décisions.
Le président du PSG s’exprime ici également comme dirigeant de l’organisation des clubs européens. Ses prises de position dépassent donc les seuls intérêts sportifs parisiens.
Soutenir l’UEFA plutôt que prendre la FIFA
Lors de cette même assemblée, al-Khelaïfi a apporté son soutien à Aleksander Čeferin pour 2027. Entre ce soutien au président de l’UEFA et son refus de viser la FIFA, il indique assez clairement où il souhaite continuer à exercer son influence.
Pour le PSG, ses déclarations n’annoncent ainsi aucun départ vers une nouvelle fonction. Pour Infantino, elles ne constituent pas non plus un ralliement. Le patron parisien reste dans ses responsabilités actuelles tout en demandant davantage de concertation. La prochaine étape sera de voir quelle place les clubs obtiendront réellement dans les discussions sur ce projet commercial.
Passionné de football, Mathieu s’intéresse particulièrement aux performances, aux statistiques et aux évolutions tactiques. Il décrypte l’actualité des clubs et des joueurs avec une attention particulière portée au jeu et aux tendances du football moderne.

