Le Portugal a gagné 4-2 au Danemark jeudi, sans Cristiano Ronaldo. João Cancelo, Gonçalo Ramos, Vitinha et João Félix ont tous marqué. Cette répartition offre des solutions à Jorge Jesus. Les deux égalisations danoises rappellent néanmoins que l’équilibre collectif reste à construire.
Le résultat aurait facilement pu être réduit à un référendum sur Cristiano Ronaldo. La victoire portugaise du 1er octobre raconte pourtant quelque chose de plus utile pour la suite : quatre joueurs différents ont trouvé le chemin du but. Le danger est venu de plusieurs zones et de plusieurs profils.
João Cancelo a ouvert le score, Gonçalo Ramos a redonné l’avantage aux siens, puis Vitinha et João Félix ont fait la différence après la deuxième égalisation danoise. Cette succession donne à Jorge Jesus des arguments pour répartir les responsabilités offensives. Elle ne permet pas de démontrer, sur une seule rencontre, que l’absence d’un joueur améliorerait mécaniquement toute une équipe.
Le but ne dépend plus d’une seule fonction
La présence de Ramos à la finition répond à une attente naturelle envers un avant-centre. Le but de Vitinha, de la tête sur un service de Bruno Fernandes, raconte un autre apport : celui d’un milieu capable de devenir une menace dans la surface. Cancelo et Félix ont encore élargi les possibilités.
Pour le sélectionneur, cette diversité peut compliquer la préparation des adversaires. Bloquer un seul joueur ne suffit plus si les courses et les arrivées se répartissent correctement. Encore faut-il que ces déplacements ne désorganisent pas l’équipe lorsqu’elle perd le ballon.
C’est le travail qui commence après une victoire de ce type. Répéter quatre buts n’est pas un objectif de jeu en soi. Reproduire les situations qui ont permis de les inscrire, avec suffisamment de maîtrise derrière, en est un.
Deux égalisations empêchent de tout valider
Le Danemark est revenu à 1-1 par Mikkel Damsgaard, puis à 2-2 par Rasmus Højlund. Le Portugal a donc dû reprendre l’avantage à plusieurs reprises. Son efficacité a fini par compenser les buts encaissés, sans les rendre anecdotiques.
Face à un adversaire plus difficile à déséquilibrer, une telle dépense offensive pourrait ne pas suffire. Jorge Jesus dispose désormais d’une rencontre à analyser pour conserver la variété devant tout en limitant les réponses adverses. Le succès constitue une base de travail, pas une garantie.
La suite du dossier Ronaldo reste, par ailleurs, distincte de cette analyse. Le sélectionneur a annoncé qu’il s’exprimerait après la rencontre contre la Norvège du 4 octobre. En attendant, le Portugal a apporté une réponse sportive précise : plusieurs joueurs peuvent assumer la finition. Il doit maintenant montrer qu’ils peuvent le faire sans exposer autant leur équipe.
Passionné de football, Mathieu s’intéresse particulièrement aux performances, aux statistiques et aux évolutions tactiques. Il décrypte l’actualité des clubs et des joueurs avec une attention particulière portée au jeu et aux tendances du football moderne.
