Le retour d’Adidas à Marseille serait désormais prévu dès 2027. L’OM pourrait ainsi accéder un an plus tôt à un contrat beaucoup plus rémunérateur. Mais le montant annoncé ne dit pas combien coûterait la séparation anticipée avec Puma.
Le dossier aurait franchi une nouvelle étape. Une information actualisée en fin de semaine présente comme conclu le retour d’Adidas à l’OM pour la saison 2027-2028, avec des maillots déjà en préparation. Ce calendrier avancerait d’un an la transition initialement rapportée cet été.
Cette accélération reste une information de presse, sans annonce officielle commune identifiée des parties sur ses modalités. Elle pose surtout une question concrète : comment mettre fin au partenariat Puma avant son échéance, annoncée jusqu’en juin 2028 lors de la prolongation de décembre 2021 ?
Une année supplémentaire qui pourrait rapporter gros
Les estimations publiées situent le futur contrat Adidas entre 40 et 50 millions d’euros annuels, contre environ 20 à 25 millions pour le partenariat actuel. À périmètre comparable, avancer le changement représenterait donc potentiellement entre 15 et 30 millions d’euros de recettes supplémentaires sur une saison.
Ces chiffres restent des évaluations rapportées. Ils ne permettent pas de connaître la part fixe, les primes, les éventuelles garanties commerciales ou les conditions de versement. Ils donnent néanmoins une idée de l’intérêt marseillais à accélérer.
La direction aurait ainsi une raison financière de vouloir gagner un an, indépendamment de toute hypothèse sur l’actionnariat. Un équipementier peut miser davantage sur la puissance commerciale d’un club sans qu’une vente de celui-ci soit nécessairement en préparation. Le rapprochement entre ces deux dossiers ne constitue pas une preuve.
Le coût de la rupture reste inconnu
Pour mesurer le bénéfice réel, il manque une donnée essentielle : les conditions du départ de Puma. Une sortie négociée peut comporter une indemnité, des concessions commerciales ou d’autres engagements. Aucun montant public suffisamment étayé ne permet aujourd’hui de chiffrer ce point.
L’écart entre les deux contrats ne doit donc pas être présenté comme une somme intégralement disponible pour recruter. Il faudra aussi connaître le calendrier des paiements et les obligations associées au nouvel accord. Une recette annuelle annoncée et de l’argent immédiatement mobilisable ne sont pas la même chose.
Pour l’OM, la prochaine annonce importante dépassera ainsi le retour des trois bandes sur le maillot. Elle devra préciser quand le partenariat commence et dans quelles conditions le précédent se termine. C’est à cet endroit que se jouera une partie du gain financier attendu.
Journaliste passionné par l’univers du sport et ses enjeux économiques, François suit particulièrement l’actualité du football et du mercato. Transferts, tendances, chiffres et coulisses des clubs : il décrypte les mouvements qui animent le marché.