Martin Terrier a bien échangé avec Bruno Genesio pendant l’été 2026. Mais l’attaquant assure que cet appel ne concernait pas un transfert à Marseille. Derrière une piste de mercato, il décrit surtout une relation qui a survécu à leurs passages à Lyon et Rennes.
Un entraîneur qui téléphone à un ancien joueur, et le mercato semble déjà lancé. Dans le cas de Martin Terrier et Bruno Genesio, le raccourci était tentant. Le premier évolue à Leverkusen, le second dirige l’OM, et leurs années communes ont laissé suffisamment de bons souvenirs pour rendre des retrouvailles crédibles.
Terrier donne pourtant une autre version de cet échange dans un entretien paru le 8 octobre. Il confirme l’appel, mais écarte une discussion destinée à organiser sa venue à Marseille. Il affirme également ne pas avoir négocié avec le club olympien pendant l’été.
Un lien personnel, pas une négociation
Le Français ne cache pas ce qu’il doit à Genesio. Il explique que l’entraîneur l’a fait progresser dans sa manière de jouer et de préparer les rencontres. Il insiste aussi sur la liberté dont il bénéficiait et sur la franchise du technicien dans ses rapports avec les joueurs.
Les deux hommes se sont connus à Lyon, avant de travailler de nouveau ensemble à Rennes. Leur relation a continué après le départ de Terrier en Allemagne. L’appel estival s’inscrit, selon l’attaquant, dans cette proximité.
Cela ne ferme pas définitivement la possibilité de nouvelles retrouvailles. Mais cela retire à la piste marseillaise un argument souvent utilisé : cet échange ne constituait pas, d’après le principal intéressé, le début d’un recrutement. Terrier mentionne en revanche des discussions avec Lille et Rennes.
Leverkusen reste le club avec lequel il faut composer
Son avenir ne dépend donc pas uniquement du nom d’un entraîneur qu’il apprécie. Arrivé au Bayer en juillet 2024, Terrier possède un contrat jusqu’au 30 juin 2029. Un éventuel départ nécessiterait aussi de trouver un accord avec le club allemand.
Son expérience à Leverkusen a été lourdement perturbée par une rupture du tendon d’Achille en janvier 2025. Le Bayer avait confirmé la blessure, puis son opération et sa rééducation. Ce parcours explique pourquoi retrouver un environnement connu peut sembler séduisant, sans permettre d’annoncer un retour en France.
Pour l’OM, la nuance est importante : bénéficier de la confiance personnelle de Terrier ne signifie pas disposer d’un dossier déjà avancé. Si Marseille souhaite réellement le recruter, il faudra cette fois parler de transfert.
Passionné de tennis, de cyclisme et de sports outdoor, Stéphane suit les disciplines où la performance individuelle et le dépassement de soi occupent une place centrale. Il décrypte l’actualité, les grands rendez-vous et les athlètes qui les font vivre.


