Amantino Mancini assure qu’il aurait aimé jouer en France. Dans un entretien publié le 7 octobre, l’ancien attaquant est revenu sur ses contacts avec l’OM. Mais, en janvier 2010, son arrivée manquée avait laissé des souvenirs beaucoup moins paisibles aux dirigeants marseillais.
Didier Deschamps avait personnellement pris son téléphone pour convaincre Mancini de rejoindre Marseille. L’entraîneur l’avait même appelé deux fois, comme il l’expliquait en conférence de presse le 15 janvier 2010. À l’Inter Milan, le Brésilien manquait alors de temps de jeu. L’OM lui proposait une occasion de retrouver une place importante.
Seize ans plus tard, dans un entretien accordé à Top Mercato, Mancini présente cet épisode comme un rendez-vous manqué. Il confirme l’intérêt marseillais lorsque Deschamps dirigeait l’équipe et résume son regret : « J’aurais aimé jouer en France. » Il n’y détaille toutefois pas les raisons de l’échec.
Deschamps y croyait encore deux jours avant la rupture
Le 15 janvier 2010, l’entraîneur se montrait plutôt confiant sur les intentions du joueur. Il assurait que Mancini souhaitait venir, tout en reconnaissant que l’OM avait lui-même tardé à avancer. Selon Deschamps, ce délai avait laissé d’autres clubs se positionner.
La direction attendait cependant une réponse définitive. Antoine Veyrat et José Anigo s’étaient déplacés à Milan pour rencontrer le joueur. Un prêt de six mois était envisagé, mais les échanges n’avaient toujours pas produit l’accord attendu à Marseille.
Deux jours plus tard, Jean-Claude Dassier fermait publiquement le dossier. Le président estimait avoir suffisamment attendu et reprochait au joueur comme à son agent un « manque de respect et de courtoisie ».
Plusieurs versions, aucune réconciliation publique
Dans un entretien à L’Équipe publié le 17 janvier 2010, Dassier précisait que les relations avec l’Inter n’avaient posé aucun problème. Il considérait l’offre transmise comme restée sans réponse. Interrogé sur un éventuel rappel de Mancini, il coupait court : « On a autre chose à faire. »
D’autres explications circulaient alors. Anigo évoquait notamment les hésitations liées à la récente paternité du joueur. Son agent, Gilmar Veloz, renvoyait pour sa part la responsabilité vers l’Inter. Ces versions divergentes empêchent de réduire l’affaire à une seule cause établie.
La confidence de Mancini ne les départage pas. Elle confirme surtout qu’un joueur aujourd’hui regrettant de ne jamais avoir découvert la Ligue 1 avait laissé passer une possibilité très concrète : un entraîneur convaincu, des dirigeants déplacés en Italie et une proposition qui attendait encore son accord.
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