Lucas Da Cunha aurait pu rejoindre l’OM avant Quinten Timber. Medhi Benatia a confirmé que Marseille avait suivi le milieu de Côme pendant un an et demi, puis tenté de le recruter l’hiver dernier. L’opération a buté sur le prix. Une confidence qui éclaire les limites du recrutement marseillais.
L’ancien dirigeant olympien ne parle pas d’une piste lancée pour faire du bruit. Dans le Late Football Club, sur Canal+, il décrit un suivi prolongé et des échanges pour tenter de sortir Da Cunha de Côme. Ses déclarations, relayées ces derniers jours et de nouveau reprises le 5 octobre, permettent de comprendre le choix qui a suivi : Marseille s’est tourné vers Timber lorsque le dossier italien est devenu trop coûteux.
Un plan contrarié, puis un autre joueur
Le détail change la lecture du mercato hivernal 2026. Timber n’était pas simplement un milieu que l’OM avait choisi dans le vide. Son arrivée répondait aussi à l’impossibilité de conclure une autre opération, portant sur un joueur évoluant sous les ordres de Cesc Fabregas.
Benatia résume le blocage par une formule courte : « C’était trop cher ». Il ne fournit pas dans cette déclaration un montant permettant d’établir le prix exact réclamé. Inutile, donc, de transformer les estimations publiées ailleurs en facture officielle.
Le choix de Timber a ensuite produit une opération financière intéressante. Recruté pour environ 6,5 millions d’euros, le Néerlandais a quitté Marseille quelques mois plus tard pour Crystal Palace contre environ 20 millions. Ces montants donnent du relief au débat : une piste abandonnée n’entraîne pas automatiquement un recrutement raté. On peut constater le bénéfice d’une revente tout en s’interrogeant sur la continuité sportive qu’elle laisse derrière elle.
Les Bleus rendent le dossier plus visible
Da Cunha est resté à Côme, puis a été appelé par Zinédine Zidane. Sa découverte de l’équipe de France remet forcément ce nom sous les yeux du public marseillais. Le joueur qu’un club ne pouvait pas acheter devient plus facile à regretter lorsqu’il apparaît sur une scène aussi exposée.
Il faut néanmoins résister au raccourci. Une convocation internationale ne prouve pas qu’il aurait réussi à Marseille, ni qu’un effort financier supplémentaire aurait suffi à convaincre Côme. Elle confirme surtout que l’OM avait identifié un profil capable de progresser.
La confidence de Benatia ouvre ainsi une discussion plus intéressante que la recherche d’un coupable : Marseille savait-il construire autour de ses cibles, ou devait-il trop souvent s’adapter à ce qu’il pouvait payer ? Dans ce dossier, le premier choix était connu. C’est le budget qui a orienté la suite.
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