Lucas Da Cunha a réussi sa première sélection contre la Belgique, lundi soir. Le milieu de Côme a participé à la victoire des Bleus, acquise grâce à Michael Olise (1-0). Sa prestation donne surtout à Zinédine Zidane une nouvelle possibilité pour construire son entrejeu. Les titulaires habituels vont devoir en tenir compte.
Lucas Da Cunha aurait même pu accompagner ses débuts d’un but : sa tentative a trouvé le poteau à la 53e minute. Mais l’intérêt de sa soirée dépasse cette occasion. Titulaire dans une équipe largement renouvelée, le joueur de 25 ans a montré qu’il pouvait prendre des responsabilités avec le ballon dès sa première apparition internationale.
Zidane avait changé neuf joueurs par rapport au déplacement en Turquie. Ce contexte impose de garder de la mesure : une rotation aussi importante ne dessine pas automatiquement une nouvelle équipe type. Elle permet néanmoins de comparer les solutions disponibles. Et Da Cunha vient de rendre cette comparaison beaucoup plus intéressante.
Un candidat crédible pour organiser le jeu
Le sélectionneur a salué un joueur capable de reproduire en équipe nationale ce qu’il réalise dans son club. Son appréciation porte sur un point essentiel : Da Cunha n’a pas semblé paralysé par sa première sélection. Pour un milieu chargé de recevoir et de distribuer sous pression, cette capacité compte autant qu’une action spectaculaire.
Daniel Riolo et Samuel Umtiti ont défendu, après la rencontre, l’idée de l’installer au poste de numéro 6. C’est une opinion, pas l’annonce d’une décision du staff. Elle souligne toutefois la question désormais posée à Zidane : souhaite-t-il confier davantage la première relance à ce profil technique ?
Le choix aurait des conséquences sur les associations. Un joueur qui organise bas peut permettre à un partenaire de se projeter davantage. À l’inverse, son installation exige de vérifier l’équilibre défensif, notamment lorsque les Bleus perdent le ballon. La Belgique a aussi obtenu des occasions : la victoire ne dispense pas de cet examen.
Rabiot sur le banc, mais aucune hiérarchie définitivement renversée
Adrien Rabiot n’est pas entré lundi, tandis que Manu Koné a remplacé Da Cunha en toute fin de rencontre. Cela ne signifie ni exclusion ni déclassement définitif. Avec quatre matches pendant ce rassemblement, Zidane doit aussi répartir les efforts.
Le rendez-vous contre l’Italie, vendredi 2 octobre à 20 h 45 au Stade de France, sur TF1, donnera une indication plus nette. Une nouvelle titularisation de Da Cunha montrerait que sa première sortie a ouvert davantage qu’une parenthèse.
Pour les cadres, l’enjeu devient concret : leur expérience ne sera plus le seul argument disponible. Zidane possède désormais un candidat supplémentaire qui a déjà répondu sur le terrain.
Passionné de football, Mathieu s’intéresse particulièrement aux performances, aux statistiques et aux évolutions tactiques. Il décrypte l’actualité des clubs et des joueurs avec une attention particulière portée au jeu et aux tendances du football moderne.


