OL : Šulc dit non au club de Ryan Reynolds, le chèque ne fait pas tout

Pavel Šulc n’avait aucune envie de rejoindre Wrexham cet été. Le club de Ryan Reynolds aurait pourtant proposé environ 40 millions d’euros. Mais les confidences du Lyonnais révèlent aussi une autre limite : aucune offre ne satisfaisait son club.

Le nom du propriétaire n’a pas suffi. Dans un entretien publié le 23 septembre, Pavel Šulc raconte pourquoi le projet de Wrexham ne l’attirait pas : le championnat comme le cadre de vie ne correspondaient pas à ses envies. Une réponse qui rappelle aux prétendants du milieu lyonnais qu’un transfert ne se négociera pas seulement entre dirigeants.

Le montant d’environ 40 millions d’euros évoqué pour cette opération n’a pas été officialisé. Il faut surtout éviter un raccourci : Lyon n’avait pas nécessairement accepté de vendre avant de se heurter au refus de son joueur. Le récit de Šulc indique précisément le contraire.

Lyon n’avait pas donné son accord

D’après le milieu tchèque, Wrexham était le candidat le plus généreux, mais aucune proposition reçue n’atteignait les exigences lyonnaises. Deux obstacles existaient donc simultanément. Le joueur ne souhaitait pas cette destination et son employeur n’était pas satisfait des conditions financières.

La distinction compte pour la suite. Présenter Šulc comme celui qui aurait privé l’OL d’un transfert déjà bouclé transformerait les négociations racontées par le joueur. Rien ne permet non plus de déduire de cet épisode un conflit avec sa direction.

L’intérêt lyonnais à bien vendre est pourtant facile à comprendre. Lors de son recrutement en août 2025, le club avait annoncé une indemnité de 7,5 millions d’euros, accompagnée de 2,5 millions de bonus et d’un intéressement de 15 % sur une éventuelle plus-value. Un départ beaucoup plus cher pourrait représenter une opération importante, sans que l’intégralité du montant annoncé constitue un bénéfice.

Un contrat jusqu’en 2029, deux décisions à obtenir

Šulc est engagé jusqu’au 30 juin 2029. Cette durée laisse à l’OL une marge de négociation, mais ne transforme pas le joueur en actif que l’on peut céder au mieux-disant. Pour conclure, il faudra également une destination qu’il accepte.

Son récit contient d’ailleurs un contre-exemple : la Juventus le séduisait, mais les clubs ne se sont pas entendus. L’attractivité sportive peut donc débloquer la discussion avec le joueur sans résoudre celle de l’indemnité.

Pour les prochains prétendants, les conditions sont désormais plus lisibles. Il faudra convaincre Lyon de renoncer à Šulc, puis convaincre Šulc de renoncer à Lyon. Cet été, personne n’a réuni les deux accords.