Lens : Après le 1-9, Leca refuse de sacrifier Cahuzac !

Yannick Cahuzac conserve la confiance de Jean-Louis Leca après la défaite contre Côme. Le directeur sportif lensois assure qu’il aurait même refusé une éventuelle démission. Sept semaines après avoir changé d’entraîneur, il assume le maintien de son choix. La crise engage donc aussi la direction du Racing.

Jean-Louis Leca ne prépare pas publiquement le départ de Yannick Cahuzac. Interrogé par L’Équipe après le 1-9 encaissé contre Côme le 4 novembre, le directeur sportif du RC Lens a écarté cette perspective. Il précise que son entraîneur n’a pas présenté sa démission et qu’elle aurait été refusée s’il l’avait fait.

Cette position dépasse le traditionnel soutien exprimé après une défaite. Leca avait décidé de se séparer de Dino Toppmöller sept semaines auparavant. Remplacer immédiatement son successeur reviendrait donc à ouvrir un deuxième chantier sur le banc en moins de deux mois.

Le directeur sportif remet les moyens du club dans le débat

Pour expliquer la situation lensoise, Leca rappelle notamment que le club ne dispose plus des mêmes ressources que lors de sa campagne européenne de 2023-2024. Il évoque une masse salariale alors supérieure de 15 millions d’euros à celle de la saison actuelle, ainsi que 66 millions investis dans le recrutement à l’époque.

Ces chiffres constituent le contexte qu’il oppose aux comparaisons avec cette précédente équipe. Ils ne l’empêchent pas de reconnaître l’ampleur de l’échec contre Côme. Le dirigeant admet notamment que Lens aurait dû limiter les dégâts lorsque le scénario est devenu incontrôlable.

Son soutien à Cahuzac repose aussi sur les résultats obtenus auparavant. Leca refuse que cette rencontre efface les performances des semaines précédentes. Il distingue ainsi un match catastrophique du jugement qu’il porte sur l’ensemble du travail de son entraîneur.

Oughourlian a demandé à ne plus revoir cela

Le propriétaire Joseph Oughourlian a néanmoins exprimé son mécontentement. Selon le récit fait par Leca à L’Équipe, il a qualifié la rencontre de fiasco et demandé qu’un tel scénario ne se reproduise plus. Le maintien de Cahuzac ne signifie donc pas que les dirigeants minimisent ce qui s’est passé.

En conservant son entraîneur, la direction choisit de chercher des réponses avec les mêmes responsables sportifs. Cahuzac doit corriger les failles de son équipe ; Leca doit, lui, défendre la pertinence du changement de banc qu’il a décidé.

La marge de manœuvre du coach existe encore, mais elle est désormais publiquement liée au soutien de son directeur sportif. Si la situation se dégrade à nouveau, le débat ne pourra pas se limiter au seul entraîneur : Leca a clairement associé son propre choix à la suite de la saison.