France-Italie : Mancini a gardé du lourd pour Zidane, et Donnarumma connaît déjà la maison

Deux victoires en deux matches : Zinédine Zidane arrive au Stade de France porté par les résultats. Mais l’Italie qui se présente ce vendredi 2 octobre n’a rien d’un adversaire venu servir de décor à sa première à domicile. Roberto Mancini a géré son groupe pendant la trêve, Gianluigi Donnarumma est annoncé titulaire et les Bleus devront trouver des solutions sans Kylian Mbappé.

La France a battu la Turquie 1-0 puis la Belgique 1-0, ce dernier succès étant acquis grâce à Michael Olise en fin de match. L’Italie, battue d’entrée par les Belges, a répondu lundi par un 4-1 en Turquie. Il serait commode de réduire les Transalpins à leur première sortie ou, à l’inverse, de les présenter comme totalement relancés après une seule victoire. Les deux rencontres montrent surtout que Mancini a des ressources et qu’il cherche encore son meilleur équilibre.

L’avertissement est venu de Turquie

Avant son déplacement en Turquie, le sélectionneur italien avait laissé plusieurs joueurs hors du groupe du match, dont Nicolò Barella. Il peut maintenant modifier son milieu et s’appuyer sur des profils plus frais. Donnarumma, de son côté, doit enchaîner une troisième titularisation sous Mancini. L’ancien gardien du PSG connaît parfaitement plusieurs joueurs offensifs français passés par Paris. Cette familiarité n’offre pas un avantage automatique, mais elle donne du relief à un duel où les automatismes d’attaque seront déterminants.

Zidane a procédé à neuf changements dans son onze entre la Turquie et la Belgique. Il refuse l’idée d’une équipe A opposée à une équipe B : chacun des joueurs appelés doit pouvoir tenir sa place. Ce discours prendra une autre épaisseur ce soir. Après une victoire serrée à Bruxelles, le sélectionneur doit choisir entre conserver certains hommes qui ont répondu présent et rappeler des cadres plus reposés. La composition annoncée dans la presse n’est qu’une projection tant que la feuille officielle n’est pas publiée.

Sans Mbappé, le test porte sur la création

La question la plus gênante pour les Bleus n’est pas seulement de savoir qui marquera. Elle est de comprendre comment créer suffisamment d’occasions contre un gardien comme Donnarumma et une équipe italienne susceptible de revenir avec un milieu renforcé. Ousmane Dembélé, Michael Olise ou Désiré Doué peuvent animer des zones différentes ; le choix de leur positionnement dira ce que Zidane veut construire au-delà de la seule gestion des absences.

Le symbole de Zidane retrouvant l’Italie vingt ans après la finale du Mondial 2006 sera partout avant le coup d’envoi. Le match, lui, se décidera sur les circuits de passes, la récupération et l’efficacité. Mancini n’est pas venu rejouer une vieille histoire. Il a une équipe à relancer et un adversaire à faire douter. C’est une raison suffisante pour regarder cette première à domicile comme un vrai examen, malgré le sans-faute initial des Bleus.