Après les rachats de Monaco, l’OM et Lille, l’ASSE a bien des raisons d’intéresser des investisseurs étrangers. Encore plus avec l’émergence des investisseurs asiatiques en Europe.
En l’espace de six mois, deux bastions du football français ont changé de propriétaire. L’OM a été racheté par Frank McCourt et Lille par Gérard Lopez. Une dynamique qui s’inscrit dans une mouvance plus générale puisque Sochaux, Auxerre ou encore Sedan ont également trouvé de nouveaux investisseurs.
Et pourquoi pas l’ASSE ?
Incontournable écurie du football français, l’ASSE a longtemps intéressé les investisseurs, de France ou de l’étranger. Mais jusqu’à présent, aucun projet n’a franchi le stade de la rumeur. Entre l’engouement populaire, l’ancrage régional, le poids de l’histoire et le potentiel de développement du club, l’optimisme est pourtant au rendez-vous pour une éventuelle arrivée d’un mécène désireux de bâtir un projet d’envergure.
Pas d’actualité pour Romeyer
S’il ne s’agit pas d’un rachat global, la possibilité de voir un investisseur rejoindre le projet porté par Bernard Caïazzo et Roland Romeyer est aussi une possibilité. L’ennemi lyonnais vient récemment de faire entrer un actionnaire chinois dans son capital. Mais pour le président Romeyer, ce n’est pas d’actualité : « Quant à la possibilité d’un investisseur français, on voit ce qu’il se passe avec François Pinault à Rennes. Je ne fais pas de politique, mais je constate que ceux qui ont de l’argent partent à l’étranger ! Il faut aussi prendre en compte le fait que par rapport aux droits télé des championnats étrangers, on est dépassé ! » Il faut dire qu’avec ce genre de discours, difficile d’avoir envie de rejoindre le Forez…
Passionné par le sport et ses grandes histoires, Philippe couvre une actualité volontairement éclectique. Des grands événements aux performances individuelles, il s’intéresse autant aux résultats qu’aux acteurs et aux récits qui font vivre le sport.

