FC Nantes : Waldemar Kita va perdre beaucoup, beaucoup d’argent…

Soucieux de vendre le FC Nantes, Waldemar Kita serait en discussions actives avec des repreneurs portugais. Sa sortie se précise et c’est par la plus petite des portes que l’homme d’affaires s’en ira. Avec un bilan sportif et financier catastrophique.

Près de 200 millions d’euros dépensés en dix-neuf ans, et une vente qui pourrait laisser un goût amer. Au FC Nantes, Waldemar Kita envisage désormais de passer la main, avec un bilan financier susceptible de peser lourd au moment des comptes. Le propriétaire, arrivé en 2007, a lui-même avancé ce montant de dépenses dans un entretien relayé par L’Équipe. Aujourd’hui, une piste réunissant des investisseurs français et portugais, représentés par Paulo Tavares, prend de l’épaisseur. Selon Télénantes, cité par Foot Mercato, le dirigeant réclamerait 95 millions d’euros. Mais entre le prix espéré et celui qu’un repreneur acceptera de payer, la différence pourrait être considérable. Pour un club désormais en Ligue 2, les ambitions du vendeur se heurtent à une réalité sportive peu favorable.

Une vente à 50 ou 60 millions changerait tout

L’hypothèse d’un compromis autour de 50 à 60 millions d’euros accentuerait encore le contraste avec les dépenses revendiquées par Waldemar Kita. Ce scénario reste toutefois non confirmé : aucun élément vérifié ne permet d’affirmer que le propriétaire a accepté de descendre à ce niveau. S’il se concrétisait, le montant de la cession représenterait seulement un quart à un peu moins d’un tiers des 200 millions annoncés. Un écart spectaculaire, mais qui ne permet pas, à lui seul, de calculer une perte personnelle nette. Il faudrait notamment connaître le traitement des avances d’actionnaire, les éventuels remboursements et les modalités exactes de l’opération. Le constat resterait néanmoins difficile pour le dirigeant : les sommes consacrées au FC Nantes pendant presque deux décennies ne garantissent pas une revente à la hauteur de ses attentes.

Un départ qui laisserait le sentiment d’un immense gâchis

Au-delà du prix, c’est la situation du FC Nantes au moment d’une éventuelle cession qui marquerait la fin de cette présidence. Quitter un club en Ligue 2 après dix-neuf années aux commandes donnerait à cette sortie une tonalité particulièrement amère. Les moyens engagés n’auraient pas permis de transmettre une équipe durablement installée dans l’élite, capable d’aborder sereinement l’avenir. Pour les investisseurs intéressés, le raisonnement sera forcément différent de celui du vendeur : il faudra financer l’acquisition, puis conserver suffisamment de ressources pour reconstruire. Chaque million consacré au rachat pèsera dans cette équation. Si Waldemar Kita devait finalement consentir une forte baisse de prix, sa sortie réunirait deux désillusions : une valorisation éloignée de ses ambitions et un héritage sportif fragilisé. De quoi nourrir le sentiment d’un rendez-vous manqué entre le propriétaire et le FC Nantes.