Thomas Peyroton-Dartet a été suspendu provisoirement après un résultat d’analyse anormal à l’EPO. Le prélèvement remonte aux Mondiaux de septembre, où le Français avait ensuite remporté le titre sur route. Le champion paralympique peut demander l’analyse de l’échantillon B et présenter ses explications.
Le calendrier donne une portée particulière à l’affaire. Thomas Peyroton-Dartet a été contrôlé le 5 septembre 2026 pendant les championnats du monde de paracyclisme à Huntsville, aux États-Unis. Deux jours plus tard, il remportait le titre mondial de la course en ligne C3. Le 29 octobre, l’International Testing Agency a annoncé que le prélèvement avait révélé un résultat d’analyse anormal à l’EPO.
L’organisme, qui conduit le programme antidopage pour l’Union cycliste internationale, lui a imposé une suspension provisoire obligatoire. Cette mesure l’écarte des compétitions pendant la procédure ; elle ne fixe pas encore une sanction définitive.
Un contrôle de septembre, une notification en octobre
La date du prélèvement ne doit pas être confondue avec celle de l’annonce. Le communiqué ne dit pas que le résultat était connu lorsque le Français a remporté son titre mondial. Il décrit une procédure désormais ouverte sur un échantillon recueilli pendant cette compétition.
L’EPO figure parmi les substances interdites en permanence, en compétition comme en dehors. Le coureur dispose du droit de demander une seconde analyse, celle de l’échantillon B. Il peut également contester la suspension provisoire et solliciter sa levée.
L’ITA précise que si cette seconde analyse confirme le premier résultat, ou si elle n’est pas demandée, la procédure se poursuivra sur la base d’une violation confirmée des règles antidopage. Le Français pourra alors apporter ses explications.
Un parcours marqué par deux médailles à Paris
À 41 ans, Peyroton-Dartet possède un palmarès important. Le 4 septembre 2024, il avait remporté le contre-la-montre C3 des Jeux paralympiques de Paris. Trois jours plus tard, il avait ajouté une médaille d’argent sur la course en ligne C1-C3, derrière le Britannique Finlay Graham.
Son parcours avait pris une autre direction après un grave accident survenu en course à Tahiti en 2017. Il avait ensuite rejoint le paracyclisme, tout en continuant à courir avec les valides.
Le communiqué du 29 octobre ne prononce aucun retrait de médaille et porte sur un contrôle effectué en 2026. Il ne permet donc pas de présenter ses résultats de Paris 2024 comme annulés.
L’enjeu immédiat concerne sa participation aux compétitions et la suite de la procédure. L’analyse éventuelle de l’échantillon B, puis ses explications, détermineront les prochaines étapes du dossier conduit par l’ITA.
Passionné de tennis, de cyclisme et de sports outdoor, Stéphane suit les disciplines où la performance individuelle et le dépassement de soi occupent une place centrale. Il décrypte l’actualité, les grands rendez-vous et les athlètes qui les font vivre.


