Contrairement à Marcelo Bielsa, l’Espagnol Michel ne lavera jamais son linge sale face à la presse.
Septembre 2014, le mercato vient de fermer ses portes. Marcelo Bielsa, débarqué quelques semaines plus tôt à Marseille fait le bilan du recrutement de son club et rappelle à son président Vincent Labrune qu’il n’est pas surnommé « El Loco » pour rien : « C’est très important de dire la vérité. Le président n’a pas tenu les engagements qu’il avait pris. Si on m’avait prévenu dès le départ, je l’aurais mieux accepté. Mais là je l’apprends en cours de route. Le club m’a menti. Ça me révolte ! Je suis arrivé à Marseille . Aujourd’hui, il a changé. Les conclusions du mercato sont négatives. J’ai proposé 12 options pour le recrutement aucune n’a été retenue. Je voulais notamment Manquillo, Isla, Montoya, Coke, Ocampos, Rekik, Tello, Medel, Alderweireld et Stambouli. Nous avons dû recruter dans l’urgence. » Labrune ne s’attendait pas à ça. Il vient de rentrer dans l’une des crises les plus compliquées qu’il a eu à gérer depuis son arrivée à la tête de l’OM.
Michel l’assure : tout restera en interne
Septembre 2015, Bielsa a quitté l’OM depuis un peu plus d’un mois. L’Espagnol Michel est arrivé pour le remplacer. À son tour de faire le bilan d’un mercato pendant lequel l’OM est parti dans tous les sens. En témoigne le rocambolesque dossier Lamela, joueur de couloir, qui débouchera sur la non-arrivée d’un attaquant axial… « Les débats resteront toujours internes. Je n’irai jamais en conférence de presse dire : “On ne m’a pas apporté ce joueur” ou “Je voulais vendre celui-là.” », explique Michel dans L’Equipe. Labrune est soulagé. Il sait désormais que le technicien espagnol ne lui refera pas un coup à la Bielsa. Mais peut-être le savait-il déjà au moment de sa nomination ? Une chose est sûre, le président de l’OM est tranquille de ce côté-là.
Passionné par le sport et ses grandes histoires, Philippe couvre une actualité volontairement éclectique. Des grands événements aux performances individuelles, il s’intéresse autant aux résultats qu’aux acteurs et aux récits qui font vivre le sport.

