Le passage de Decathlon CMA CGM en Suisse peut peser lourd dans ses futures négociations. Une simulation publiée par Eurosport chiffre à environ 900 000 euros l’écart annuel de coût pour un salaire brut de cinq millions. Ce montant est une hypothèse de travail, pas la rémunération annoncée de Paul Seixas. Il montre toutefois l’enjeu du changement préparé par son équipe pour 2027.
Garder Paul Seixas suppose de pouvoir lui proposer un contrat compétitif, mais aussi de continuer à financer l’équipe qui l’entoure. Dans une enquête consacrée à l’installation administrative de Decathlon CMA CGM en Suisse, Eurosport détaille les économies que pourrait permettre ce changement. Un exemple appliqué à un gros salaire donne une mesure concrète du dossier.
Le média s’appuie sur les calculs de Jonathan Bensaid, avocat fiscaliste interrogé pour l’article. Avec une rémunération hypothétique de cinq millions d’euros bruts par an, le coût employeur ressort à environ 6,19 millions en France contre 5,28 millions en Suisse. L’écart approche donc 900 000 euros annuels.
Cinq millions est une hypothèse, pas un contrat signé
Ce calcul ne révèle pas le futur salaire de Seixas. Il sert à comparer deux situations à partir d’une même rémunération brute. Il ne constitue pas non plus le montant d’une économie déjà constatée dans les comptes de Decathlon CMA CGM.
L’enjeu est néanmoins facile à identifier. Une baisse du coût supporté par l’employeur peut dégager des moyens pour une proposition salariale, un recrutement ou l’encadrement sportif. Elle ne garantit pas que le coureur acceptera de prolonger, mais elle peut améliorer la capacité de l’équipe à négocier.
Seixas reste engagé jusqu’à la fin de 2027. La préparation de son prochain contrat intervient donc dans une période où Decathlon CMA CGM renforce aussi son effectif, avec notamment l’arrivée annoncée de Pavel Sivakov pour la saison suivante.
Une société suisse, un centre de performance en Savoie
Le changement a été confirmé le 11 septembre : une société installée à Vernier, dans le canton de Genève, doit devenir l’entité juridique de référence de l’équipe à partir de 2027. La formation conserve sa nationalité sportive française et son centre de performance à La Motte-Servolex.
Dans son enquête, Eurosport souligne toutefois que les effets sociaux et fiscaux dépendent de la réalité de l’organisation et de l’activité. L’adresse d’une société ne suffit donc pas, à elle seule, à garantir toutes les économies envisagées. L’équipe assure pour sa part ne pas chercher à contourner artificiellement ses obligations.
Le résultat concret se lira dans les prochains contrats. Pour conserver Seixas, Decathlon CMA CGM devra transformer les marges espérées en une proposition et un projet sportif capables de le convaincre.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.


