Tochukwu Nnadi avait longtemps attendu sa chance à Marseille. Le milieu nigérian s’installe désormais dans l’équipe de Bruno Genesio. Son ascension change la concurrence dans un secteur où plusieurs joueurs plus connus doivent retrouver leur place.
L’OM cherchait depuis des mois un équilibre au milieu. Une partie de la réponse pourrait finalement venir d’un joueur recruté pendant le précédent mercato hivernal. Arrivé de Zulte Waregem le 2 février pour une somme évaluée à environ 6 millions d’euros, Tochukwu Nnadi a progressivement gagné une place que ses premiers mois marseillais ne laissaient pas entrevoir.
Le Nigérian avait attendu le 26 avril, contre Nice, pour connaître sa première titularisation. À l’automne, la situation a changé. Depuis la rencontre européenne face à l’Olympiakos du 15 octobre, il apparaît régulièrement dans le onze de Bruno Genesio, malgré l’exception du déplacement au Sturm Graz.
Angel Gomes recule, Nnadi s’installe
La composition choisie contre Toulouse, le 1er novembre, donne une photographie précise de cette évolution. Nnadi était titulaire avec Pierre-Emile Højbjerg dans l’entrejeu. Angel Gomes, Geoffrey Kondogbia et Nouhoum Kamissoko figuraient parmi les remplaçants.
Cela ne signifie pas que tous possèdent exactement le même rôle. Genesio dispose de plusieurs associations et peut adapter son milieu. Mais Nnadi occupe désormais une place que ses concurrents doivent lui disputer, alors qu’il était encore un joueur secondaire quelques mois auparavant.
Le repositionnement d’Himad Abdelli plus haut contribue aussi à cette redistribution. Le choix porte désormais sur la complémentarité des joueurs : qui récupère, qui protège les défenseurs et qui accompagne les attaques ? La notoriété et le parcours ne suffisent pas à répondre à ces besoins.
Un recrutement à juger sur une saison entière
L’analyse publiée le 4 novembre souligne surtout l’activité de Nnadi à la récupération et dans les duels. Il a participé aux trois dernières victoires marseillaises en championnat, contre Angers, Le Havre et Toulouse. Cette progression accompagne le redressement collectif, sans permettre de l’attribuer à un seul joueur.
Son parcours rappelle aussi le délai nécessaire pour évaluer certaines recrues. Entre son arrivée, son faible temps de jeu initial et une blessure au début de la saison suivante, Nnadi n’avait pas bénéficié d’une installation continue dans l’équipe.
L’enjeu est maintenant de conserver cette place. À 23 ans, il doit confirmer sa régularité et progresser dans l’utilisation du ballon. Pour Genesio, son émergence apporte déjà une conséquence concrète : les prochains choix au milieu devront tenir compte de ce qu’il offre, même lorsque des partenaires plus expérimentés sont disponibles.
Journaliste passionné par l’univers du sport et ses enjeux économiques, François suit particulièrement l’actualité du football et du mercato. Transferts, tendances, chiffres et coulisses des clubs : il décrypte les mouvements qui animent le marché.


