OM — Zarrak voulait répondre à Papin, il doit maintenant s’expliquer avec sa direction

La réponse d’Ali Zarrak à Jean-Pierre Papin aurait provoqué un rappel à l’ordre de l’OM. Selon les informations publiées le 2 novembre, le dirigeant n’avait pas obtenu l’autorisation préalable du club pour son entretien. Son départ ne serait toutefois pas envisagé. Marseille cherche ainsi à conserver un collaborateur tout en reprenant le contrôle de sa communication.

Le différend avec Papin était déjà public. L’ancien entraîneur de la réserve avait formulé des accusations de harcèlement moral. Zarrak les a contestées et a affirmé que les conclusions d’une enquête extérieure l’écartaient. Les deux hommes donnent des versions opposées du traitement de cette enquête. Le nouveau développement concerne la manière dont Zarrak a choisi de répondre, avec un entretien dans lequel il a également attaqué les compétences d’entraîneur de l’ancien Ballon d’Or.

Prévenir sa hiérarchie ne revient pas à obtenir son accord

Selon les renseignements rapportés, Zarrak aurait averti ses supérieurs la veille de la publication. La direction lui reprocherait cependant de ne pas avoir sollicité l’autorisation prévue par le fonctionnement médiatique du club. La différence paraît administrative. Elle détermine pourtant qui décide du moment, du contenu et des conséquences d’une prise de parole engageant un salarié de l’OM.

Dans cet entretien, Zarrak défendait sa réputation personnelle. Les lecteurs y retrouvaient aussi l’organisation de la réserve, la manière de gérer Papin et le rôle de la hiérarchie marseillaise. Le périmètre dépassait donc son seul cas. Chaque explication pouvait appeler une réponse de l’ancien entraîneur et remettre le club au centre d’un conflit qu’il aurait préféré contenir.

Le rappel à l’ordre rapporté ne tranche pas les accusations de harcèlement. Il porte sur l’initiative médiatique. Confondre les deux conduirait à attribuer à la direction une décision sur le fond du dossier qu’elle n’a pas publiquement annoncée.

Conserver Zarrak oblige Marseille à clarifier sa place

L’OM continuerait d’apprécier le travail et les compétences de son collaborateur. Aucune démarche de séparation n’est rapportée. Cette position permet d’éviter qu’un conflit de communication entraîne automatiquement une rupture professionnelle. Elle exige aussi que Zarrak sache désormais dans quel cadre il peut défendre sa version.

Le club doit composer avec le statut particulier de Papin. Une ancienne gloire dispose d’une audience qui dépasse largement sa dernière fonction dans l’organigramme. Une réponse très offensive peut donc provoquer plus de réactions que le sujet professionnel qu’elle prétend éclaircir.

Pour Marseille, la suite se jouera dans l’application de la règle. Maintenir Zarrak tout en lui demandant de respecter le circuit de validation donne une ligne de conduite précise. Si une nouvelle réponse publique doit intervenir, la direction devra en assumer le contenu au lieu de découvrir ensuite les effets d’une initiative individuelle.