En 2011, Luka Modrić rencontre Roman Abramovich sur un yacht de la Côte d’Azur. Le propriétaire de Chelsea veut le recruter et le milieu croate souhaite rejoindre son équipe. Mais un troisième homme conserve le pouvoir de faire échouer l’opération.
Luka Modrić n’a pas toujours envisagé son avenir loin de Londres. À l’été 2011, alors qu’il joue à Tottenham, Chelsea représente une destination qu’il souhaite rejoindre. Dans son autobiographie publiée en 2020, le Croate raconte une rencontre avec Roman Abramovich. Le rendez-vous se déroule sur le yacht du propriétaire des Blues, au large de la Côte d’Azur.
Modrić décrit une arrivée très organisée, avec un important dispositif de sécurité. Abramovich apparaît ensuite et va directement au sujet : il souhaite le voir signer à Chelsea. Le joueur partage cette envie. Il estime alors qu’un changement de club lui donnerait de meilleures chances de gagner des trophées.
Modrić prévient que Tottenham résistera
Le décor ne fait pas oublier le principal obstacle. Selon son récit, Abramovich lui demande si Tottenham risque de s’opposer au transfert. Modrić répond que les négociations seront difficiles. Il connaît les relations entre les deux clubs londoniens et sait que son envie de partir ne suffira pas.
La position de Daniel Levy est effectivement sans ambiguïté. Dans un communiqué publié le 18 juin 2011, le président de Tottenham affirme que son milieu n’est à vendre à aucun prix. Il précise que cette position vaut pour Chelsea comme pour les autres clubs.
Levy ajoute que les dirigeants des Blues en avaient été informés par écrit. Il refuse même le principe de négociations. Son message aux supporters est clair : conserver les meilleurs joueurs fait partie du projet sportif de Tottenham.
Le refus qui a précédé le Real Madrid
Modrić raconte avoir ensuite discuté avec Levy à son retour à Londres. Il décrit un entretien tendu, mais conteste l’idée d’insultes ou de propos particulièrement violents. Le président lui reproche d’avoir publiquement exprimé son désir de départ et maintient son refus.
Chelsea n’obtient pas sa signature. Le Croate reste une saison supplémentaire à Tottenham, avant de rejoindre le Real Madrid en 2012. Son projet de changement de club finit donc par aboutir, mais avec un autre acheteur et un an de décalage.
L’histoire du yacht illustre surtout ce qui manquait à cette rencontre pourtant prestigieuse. Abramovich avait les moyens de recruter Modrić. Modrić avait envie de jouer pour lui. Ils n’avaient pas l’accord du club qui détenait son contrat. Et pendant cet été 2011, Daniel Levy a conservé le dernier mot.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.
