Le PSG étudie toujours un agrandissement du Parc des Princes à 70 000 places. Mais un accord avec la mairie ne réglerait pas tout. Sophie Taillibert, la fille de l’architecte du stade, conteste la transformation envisagée et écarte une négociation financière.
Acheter le Parc des Princes ne donnerait pas au PSG carte blanche pour le transformer. Le club doit aussi composer avec la préservation de l’œuvre de Roger Taillibert. Sa fille Sophie a exprimé son opposition à la solution technique étudiée pour augmenter la capacité du stade. Un désaccord qui touche directement à l’identité de l’enceinte.
Dans son entretien au Parisien publié le 6 octobre, elle explique être favorable au maintien du PSG dans son stade historique. Son refus porte sur les travaux envisagés. Les deux parties peuvent donc souhaiter que Paris reste au Parc et s’opposer sur la manière d’y parvenir.
Le toit du Parc au cœur du désaccord
Selon les plans rapportés dans la presse, le cabinet Populous étudie une transformation des éléments qui soutiennent la toiture. Les célèbres bras horizontaux pourraient être démontés, avec une surélévation des mâts et une nouvelle couverture plus légère. L’objectif serait de dégager l’espace nécessaire pour accueillir davantage de spectateurs.
Pour Sophie Taillibert, conserver certains éléments ne suffirait pas à préserver l’ensemble. Elle estime que la modification changerait profondément l’architecture imaginée par son père. Surtout, elle assure au Parisien que les discussions ne doivent pas déboucher sur un accord financier. Le PSG ne peut donc pas considérer qu’une indemnisation permettra de lever son opposition.
Le PSG rappelle qu’aucun projet n’est arrêté
Le club répond qu’il n’existe pas encore de projet architectural définitif. Il poursuit des études de préfaisabilité au Parc des Princes, à Massy et à Poissy, afin de comparer les possibilités et leurs contraintes. La Ville de Paris se montre, de son côté, confiante dans la recherche d’un agrandissement respectueux du patrimoine.
Le précédent chantier parisien avait modernisé les loges, les sièges et les équipements entre 2013 et 2016, tout en préservant l’architecture du stade. L’ambition actuelle oblige à examiner des interventions d’une autre ampleur. Pour rester au Parc avec la capacité souhaitée, le PSG devra avancer sur deux dossiers : les conditions d’acquisition et une transformation acceptable de l’enceinte. L’accord sur le premier ne garantit pas celui sur le second.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.


