Florian Sotoca a marqué dès sa première titularisation de la saison, vendredi contre Lyon. Lens a gagné 2-1 et retrouvé une solution offensive qu’il utilisait peu. Pour Yannick Cahuzac, la concurrence vient de prendre une autre dimension.
Florian Sotoca n’avait pas besoin d’un discours pour rappeler son existence. Titularisé contre Lyon vendredi 9 octobre, l’attaquant lensois a répondu par un but dans une victoire précieuse, la deuxième des Sang et Or cette saison en championnat. À 35 ans, il transforme sa première occasion de débuter un match en argument pour la suite. Reste désormais à savoir si cette soirée lui permettra d’enchaîner.
Sa réaction donne la mesure de l’enjeu. « J’aimerais jouer tous les matchs, mais il y a un coach qui fait des choix et il faut les respecter », a expliqué Sotoca après la rencontre. Le joueur revendique du temps de jeu sans contester publiquement l’autorité de son entraîneur. C’est précisément ce qui rend sa performance intéressante : sa candidature repose désormais sur une réponse concrète sur le terrain.
Une association qui élargit les possibilités
Face à Lyon, Sotoca ne remplaçait pas simplement Odsonne Édouard dans le onze : les deux attaquants ont débuté ensemble, avec Florian Thauvin. Le premier enseignement concerne donc les associations possibles. Cahuzac dispose d’une configuration supplémentaire pour organiser son attaque, sans réduire chaque décision à un duel entre deux avant-centres.
Thauvin, auteur des deux passes décisives lensoises, a également pesé dans cette réussite collective. Il serait excessif d’attribuer le résultat au seul retour de Sotoca. Mais l’attaquant a montré qu’il pouvait participer efficacement à une équipe construite autour de son partenaire créatif, dans un match où Lens devait trouver des réponses.
Le prochain onze dira davantage que les compliments
Une titularisation réussie ne fixe pas une hiérarchie pour plusieurs mois. Elle rend toutefois plus difficile le maintien automatique des choix précédents. Si Sotoca retourne sur le banc, ce sera désormais après avoir exploité sa chance, et non faute d’avoir apporté une réponse sportive.
Pour Cahuzac, la question porte aussi sur la continuité. Reconduire cette association permettrait de vérifier si elle peut fonctionner contre un autre adversaire. La modifier pourrait répondre à des besoins différents, mais priverait le staff d’un deuxième test immédiat.
Sotoca n’a donc pas récupéré une place garantie vendredi soir. Il a obtenu quelque chose de plus concret qu’un simple encouragement : une performance récente à opposer à la concurrence. Le prochain onze lensois montrera le poids que Cahuzac entend lui donner.
Journaliste sportif passionné par toutes les disciplines, Benjamin s’intéresse particulièrement au football, au rugby et aux grands événements. Il décrypte l’actualité avec un regard attentif sur les performances, les enjeux et les histoires qui font vivre le sport.

