Le Portugal a battu la Norvège 2-1 dimanche 4 octobre grâce à une action lancée par Vitinha. Installé plus haut qu’au PSG, le milieu parisien a trouvé João Félix avant le but de Gonçalo Ramos. La presse portugaise applaudit. Pour Luis Enrique, cette réussite pose une question autrement plus intéressante qu’une simple note.
Le geste arrive à la 79e minute. Vitinha glisse un ballon dans une zone minuscule, Félix remise et Ramos termine. Sur la feuille des statistiques, la passe décisive appartient à Félix. Dans la construction du but, le Parisien a ouvert la porte. C’est précisément ce qui rend cette action précieuse : elle montre combien son influence peut se mesurer ailleurs que dans le nombre de buts ou de dernières passes.
Jorge Jesus le rapproche du danger
Avec le Portugal, Vitinha évolue dans un rôle plus offensif. Jorge Jesus lui donne la possibilité d’intervenir près de la surface, là où une seule passe peut éliminer la dernière résistance. Contre la Norvège, ce positionnement lui a permis d’initier le but de la victoire.
Au PSG, sa responsabilité comprend davantage la circulation, la maîtrise et la sortie du ballon. Il ne suffit donc pas de réclamer que Luis Enrique reproduise le dispositif portugais. Les partenaires, les équilibres et les besoins changent. Déplacer Vitinha peut améliorer une zone tout en affaiblissant celle qu’il vient de quitter.
Mais le match de Porto interdit aussi de réduire le joueur à un organisateur placé devant la défense. Sa précision fonctionne sous pression, dans les petits espaces, face à des adversaires qui protègent leur surface. Il sait accélérer autrement qu’en conduisant le ballon sur vingt mètres.
La louange contient un petit défi pour Paris
Les appréciations portugaises sont élevées : A Bola lui attribue 7/10, Record 4/5. Au-delà des notes, les commentaires insistent sur son contrôle du rythme et sur son inspiration dans l’action décisive. Le débat tient moins au classement de ces évaluations qu’au rôle qui lui a permis de les obtenir.
Paris dispose d’un joueur capable de tenir le milieu et de fabriquer une brèche près du but. Toute la difficulté consiste à lui offrir ces deux possibilités sans désorganiser le collectif. Une utilisation plus haute pendant certaines séquences pourrait être une option ; elle reste une piste d’analyse, pas une décision annoncée par le staff.
Vitinha revient donc avec davantage qu’une victoire en sélection. Il rapporte une démonstration. Quand le Portugal lui donne accès à la dernière ligne adverse, il trouve une solution que personne d’autre n’avait encore créée. Luis Enrique a de quoi apprécier le geste — et réfléchir à l’endroit où il veut le revoir.
Journaliste passionné par l’univers du sport et ses enjeux économiques, François suit particulièrement l’actualité du football et du mercato. Transferts, tendances, chiffres et coulisses des clubs : il décrypte les mouvements qui animent le marché.


