Senny Mayulu était parti chercher des minutes avec les Espoirs. Il revient avec une lésion à la cuisse gauche et plusieurs semaines de soins devant lui. Au PSG, cette blessure survenue pendant la trêve internationale tombe au moment le moins commode : Paris s’apprête à enchaîner six matches en vingt jours, avec Manchester City et Barcelone sur sa route.
Le contraste est rude pour le milieu de 20 ans. Luis Enrique ne lui a accordé que 67 minutes depuis le début de saison, selon le décompte de CulturePSG. Le rassemblement tricolore devait lui permettre de retrouver le rythme que les rotations parisiennes ne lui ont pas donné. Il avait disputé l’intégralité du nul contre l’Islande, vendredi 25 septembre. Mardi, face à l’Estonie, sa rencontre s’est arrêtée à la 41e minute après un geste offensif sur lequel il s’est blessé sans choc apparent. Le verdict médical communiqué par le club jeudi soir parle d’une lésion de la cuisse gauche, sans calendrier précis de retour.
Un calendrier qui rend l’absence beaucoup plus lourde
Ce vendredi 2 octobre, le PSG se garde d’annoncer un délai chiffré. L’Équipe évoque environ un mois d’indisponibilité, une estimation qui reste à confirmer par l’évolution du joueur. Dans cette hypothèse, Mayulu manquerait notamment des rencontres de Ligue 1 contre Le Mans, Strasbourg et Lyon, ainsi que les rendez-vous européens contre Manchester City et le Barça. Le simple fait que Paris parle de « prochaines semaines » suffit déjà à écarter l’idée d’un retour immédiat à la reprise.
Cette séquence ne concerne pas seulement un remplaçant. Avec plusieurs internationaux encore engagés jusqu’au début de la semaine prochaine, Luis Enrique aura besoin d’options fraîches pour gérer les charges. Mayulu peut occuper plusieurs positions au milieu et apporter une solution technique lorsque l’entraîneur modifie sa composition en cours de match. Son faible temps de jeu initial rend la situation presque paradoxale : le rassemblement censé lui ouvrir une fenêtre de compétition le prive d’une partie du mois où Paris aurait pu le solliciter davantage.
Le dilemme des sélections revient sans désigner de coupable
Une blessure en équipe nationale ne prouve ni négligence ni erreur de préparation. Le PSG n’a formulé aucune accusation envers l’encadrement des Espoirs et rien, dans les éléments publics, ne permet d’en inventer une. La vraie question est sportive : comment intégrer un jeune joueur peu utilisé en club lorsqu’un calendrier international dense lui impose soudain deux titularisations rapprochées ?
Le cas Mayulu rappelle aussi que la profondeur d’un effectif ne se mesure pas uniquement au nombre de noms inscrits sur une feuille. Entre les joueurs qui reviennent tard de sélection, ceux qui récupèrent et ceux qui sont blessés, chaque absence réduit la marge de manœuvre. Paris pourra toujours réorganiser son milieu ; Mayulu, lui, perd une occasion concrète de changer sa place dans la hiérarchie. C’est peut-être la conséquence la plus frustrante de cette trêve pour le joueur.
Journaliste sportif passionné par toutes les disciplines, Benjamin s’intéresse particulièrement au football, au rugby et aux grands événements. Il décrypte l’actualité avec un regard attentif sur les performances, les enjeux et les histoires qui font vivre le sport.