« Je suis troisième mondial, je suis nul » : Agassi ose une sortie inattendue devant Zverev

La Laver Cup s’est achevée par une victoire de l’Europe, mais Andre Agassi a trouvé le moyen de voler quelques instants de lumière aux vainqueurs. Au moment de prendre la parole devant le public londonien, le capitaine de l’équipe du Monde a raconté, avec humour, ce qu’il ne supportait plus chez Alexander Zverev. L’Allemand, décisif pour son équipe, a accueilli la pique avec le sourire.

Andre Agassi venait pourtant de perdre. Dimanche 27 septembre, son équipe du Monde s’est inclinée 13-5 face à l’Europe dirigée par Yannick Noah. Alexander Zverev a apporté le point décisif en battant Learner Tien en deux sets, 7-6, 6-3. Au lieu de s’en tenir aux félicitations d’usage, Agassi a profité de son discours de fin de tournoi pour s’adresser directement au joueur allemand.

L’ancien numéro un mondial l’a félicité pour sa saison et pour son premier titre du Grand Chelem, remporté à Roland-Garros. Puis il a expliqué pourquoi cette victoire avait également compté pour lui : il pouvait enfin écouter les conférences de presse de Zverev sans l’entendre se lamenter sur ses défaites et son niveau. Agassi a imité cette frustration d’une formule mordante : « Je suis troisième mondial, je suis nul. »

Une pique devant tout le monde, mais un ton complice

La phrase pourrait sembler brutale si elle était détachée du moment. Sur le court londonien, Agassi cherchait surtout à faire rire son interlocuteur et le public. Sa plaisanterie joue sur un décalage bien connu dans le sport de haut niveau : un joueur peut appartenir à l’élite mondiale et vivre chaque échec comme la preuve qu’il n’en fait pas assez.

Le choix de Zverev n’avait rien d’anodin. Pendant des années, l’Allemand a couru après un premier trophée majeur, avec des défaites douloureuses à digérer. En 2026, il a enfin franchi ce cap. En rappelant ses anciennes plaintes juste après lui avoir rendu hommage, Agassi a transformé une longue histoire de frustration en sujet de plaisanterie. Zverev a souri, tout comme le public.

Agassi ne s’est pas arrêté à Zverev

Le capitaine de l’équipe du Monde a aussi adressé un mot à Carlos Alcaraz. Il s’est dit heureux de revoir l’Espagnol sur un court après ses soucis au poignet, avant d’ajouter qu’il aurait préféré que son retour intervienne après la Laver Cup. Une autre manière de reconnaître le talent de son adversaire tout en plaisantant sur la défaite de son équipe.

Cette séquence n’a rien d’une querelle entre Agassi et Zverev. Elle montre plutôt un capitaine qui accepte la défaite avec humour et sait faire rire les joueurs des deux camps. L’Europe repart avec le trophée ; Agassi, lui, a signé l’un des moments les plus commentés de la cérémonie. Sa formule sur Zverev résume en quelques mots la pression que les meilleurs s’imposent, même lorsqu’ils sont déjà parmi les trois premiers mondiaux.