UBB : le divorce avec Giroud peut faire les affaires de Bayonne

Le licenciement immédiat de Thibault Giroud, révélé et confirmé mercredi soir par la presse, ouvre une nouvelle question : Bayonne peut-il récupérer plus tôt le spécialiste de la préparation physique ? Son arrivée était jusqu’ici envisagée pour 2027. À Bordeaux, cette rupture achève surtout une collaboration déjà profondément dégradée.

Le marché des entraîneurs ne concerne pas uniquement les hommes qui composent les équipes. À l’UBB, le dossier Thibault Giroud montre combien la direction de la performance peut elle aussi devenir un sujet de pouvoir. Initialement engagé jusqu’en juin 2027, l’ancien membre de l’encadrement du XV de France aurait été licencié avec effet immédiat. Cette séparation est rapportée de manière concordante, mais ses modalités détaillées ne sont pas publiques.

Une rupture qui ne tombe pas du ciel

Les tensions étaient documentées bien avant cette rentrée. Dès juin, un changement à la tête de la préparation physique était évoqué, avec la volonté prêtée à Yannick Bru de promouvoir Cyril Gomes. Giroud, toujours sous contrat, ne souhaitait alors pas quitter ses fonctions dans les conditions envisagées.

Son absence à la reprise avait ensuite rendu le malaise plus visible. En août, Bru avait confirmé un arrêt de travail, tout en refusant d’en commenter les raisons au nom du secret médical. Il serait donc abusif de réduire ce dossier à une sanction sportive ou d’attribuer son absence à une seule cause. La rupture intervient au terme de plusieurs mois de désaccords, pas après un mauvais résultat isolé.

Bayonne pourrait gagner plusieurs mois

Le prolongement le plus concret se trouve désormais au Pays basque. Un engagement de quatre saisons avec l’Aviron Bayonnais, à partir de 2027, est annoncé par plusieurs publications. Si ce projet se confirme dans les conditions rapportées, le départ anticipé de Bordeaux pourrait permettre de revoir le calendrier.

Une possibilité n’est toutefois pas une arrivée actée. Aucune prise de fonctions immédiate à Bayonne n’est confirmée dans les éléments disponibles. Il faudrait notamment que les parties s’accordent sur une nouvelle date et sur l’organisation de son intégration. Pour l’Aviron, l’intérêt serait de disposer plus tôt d’un spécialiste expérimenté, plutôt que d’attendre la préparation de la saison suivante.

L’UBB doit tourner la page sans réécrire l’histoire

À Bordeaux, la priorité reste la continuité du travail quotidien. Giroud étant absent depuis plusieurs semaines, le club a déjà dû fonctionner sans sa présence. Son départ ne signifie donc pas que toute la préparation physique doit être reconstruite du jour au lendemain.

Il clôt en revanche un dossier devenu encombrant dans l’encadrement. La prochaine information importante ne sera pas une nouvelle formule sur le « divorce », mais une décision concrète : confirmation du calendrier bayonnais, clarification de l’organisation bordelaise ou réaction des intéressés. C’est elle qui permettra de mesurer qui sort réellement renforcé de cette séparation.